samedi 20 février 2010

Festin de crêpes

Je me sens prolifique : j’ai si hâte de vous communiquer mon dernier festin que je prends même le risque de rester accroché à mon ordinateur pendant plus longtemps que je le souhaiterais.

J’ai été invité par le colocataire de mon amie Angélique à assister à une fête de la crêpe. Le concept n’est pas très complexe : on soupe ensemble en mangeant des crêpes de sarrasin avec du cidre. C’était d’ailleurs très amusant, parce que les seuls Québécois qui étaient présents à cette fête, c’était Angélique et moi! Nous avions donc un contingent de Français, majoritairement des étudiants de l’école Polytechnique, qui venaient retrouver les traditions de chez eux (et qui nous les partageaient).

Nous nous sommes retrouvés onze je crois, mais la mémoire est une faculté qui oublie. Il y avait un gars originaire de la Guyane française, Kendrick, Tristan, un étudiant quiet à la figure de gamin, Victor, un visage sympathique et coloré, Viet, un artiste déguisé en chimiste, Aurèle, qui n’en manquait pas une, Guylaine, qui aimait visiblement rire, Céline, avec son visage enfantin, Coline, qui semble d’une nature artistique et discrète, Thibaut, notre hôte flamboyant, Angélique, connue d’entre mille pour son rire tonitruant et moi, ben je n’ai pas besoin de me décrire, mais pour me faire plaisir : un rien provoquant, un tantinet baveux, mais néanmoins affable et surtout très peu véhément!

Bon, j’ai dû écrire ces noms de manière complètement abjecte, mais en prononçant, c’est un peu la même chose! Bref, tout ça pour dire qu’entre les débats perdurables entre le Québec et la France, les échanges de crêpe à la poêle (le concept est de lancer la crêpe dans la poêle de son partenaire et que lui fasse de même avec nous pour réussir le numéro… mémorable!), les blagues à la con, les « ça touche ou ça touche pas », il y avait beaucoup de plaisir dans l’air, de manière très simple d’ailleurs.

Et si nous avons englouti des tomates, des œufs, du jambon, des poivrons rouges, de la béchamel, du caramel salé (un coup de ce sacré Thibaut), une réduction de raisins, des bananes, du Nutella, nous avons surtout eu l’occasion de faire tout ça dans une ambiance sympatôche, comme dirait nos lointains cousins. Alors même si personne n’était « complètement grisé », qu’il n’y avait aucun fumeur, pas plus que d’hypernationalistes chantant la Marseillaise à tue-tête, il s’agissait tout de même des mêmes Français sympathiques dont on se fait généralement une idée! Merci pour cette belle soirée!

1 commentaire:

Apollinien a dit...

À quand des chroniques sur autre chose que la bouffe?

Tes expériences gastronomiques sont fort intéressantes, mais je suis convaincu que tu as aussi beaucoup de choses à dire sur un tas d'autres sujets!

(En passant, je te conseille d'effacer le message précédent de Anonyme. C'est du SPAM!)