jeudi 8 mai 2008

Une journée presque parfaite

Aujourd'hui, je suis retourné au Cégep de Bois-de-Boulogne pour faire honneur au café étudiant qui avait 4 ans. Vous savez, chers lecteurs, que les hommes ne peuvent pas accoucher, ce privilège de donner la vie est réservé aux femmes. Mais nous les hommes, grands rationalistes que nous sommes, nous pouvons bâtir les pierres angulaires de la civilisation de demain et moi, j'ai réalisé cela à l'âge de 19 ans, en ouvrant le Café-Inné qui reposait sur trois concepts : bio, écolo, équitable. Nous étions ceux de la vieille garde, des idéalistes finis, sur la ligne dure (nous n'avions rien à envier à Staline).


Aujourd'hui, j'arrive avec ma voix enrouée, revêtu d'un chandail à connotation écologiste. La première chose d'importance que j'ai faite dans ma journée, c'est de regarder un adolescent jeter un contenant à l'extérieur de l'autobus. Descendant à cet arrêt, je ramasse le contenant et je lui dis, à travers la fenêtre ouverte : « Hey le jeune, ramasse-toi » en lui envoyant le contenant à l'intérieur. Ce dernier était encore plein de sloche et par mégarde, cette dernière a coulé sur ses pantalons et sur son chandail. J'étais heureux comme un gamin. Je riais dans ma barbe de trois jours. Je n'ai pas réfléchi à mon geste, c'était peut-être la première fois depuis des années que je n'avais pas fait quelque chose d'aussi irréfléchi, comme c'est libérateur.


Pour ce qui est des choses plus sérieuses, je suis allé voir les nouveaux du Café-Inné et je me suis présenté en tant que papa de ce dernier. Puis, avec le coordonnateur d'il y a deux ans et le gestionnaire d'aujourd'hui, nous avons fait le tour du café, nous sommes allés dans le local (pendant que j'étais dans le local du Café-Inné, quelle ne fut pas ma surprise d'entendre le gérant me dire que j'avais un appel : mon ami Louis-David m'offrait un billet de théâtre ce soir pour voir la pièce Equuis), nous avons écouté un concert de musique gitane avant de retourner voir mes vieux professeurs.. J'ai même interrompu le directeur général du cégep en pleine réunion pour le saluer (à la surprise de sa secrétaire qui semblait trouver qu'un tel affront était carrément arrogant) et il a trouvé le temps de me dire que j'avais fière allure (et que j'avais l'air de m'entrainer).


Par après, je suis allé m'entrainer et encore une fois, une fille m'a dit qu'elle voyait les résultats de mon entrainement. Une fois de plus et je ne toucherai plus jamais à terre. Pour finir, je me suis rendu au théâtre Duceppe pour voir la pièce de théâtre en compagnie de mon ami Ls-D. Je crois que je l'ai déjà dit, mais personne ne peut battre Ls-D pour les attentions du genre et tout simplement, la générosité sans borne. La pièce Equuis parle d'un psychiatre qui analyse un garçon obsédé par les chevaux. J'ai trouvé la pièce excellente, d'autant plus que j'étais à un mètre des comédiens.


C'était donc une journée fantastique!

2 commentaires:

L'artiste a dit...

Super journée en effet! Tu viens de me donner le goût de retourner au théâtre! Ca fait tellement longtemps que je ne suis pas allée!

Fred a dit...

tu as fière allure Louis. T'entraines-tu? ;)