vendredi 7 mars 2008

Trois journées sans lumière

Il s'agit d'un sujet particulièrement ténébreux, voire obscur, pour poursuivre un blogue arrêté depuis plus d'un mois, mais je vous informe du fait que j'ai attrapé, comme tant d'autres, le rhume. Lundi, j'étais au gym, après une journée assez éreintante et je me lamentais de mon manque d'énergie et du fait que je n'étais plus aussi en forme que jadis... mais était-ce là la bonne raison qui faisait en sorte que j'éternuais en rafale? Que j'avais une quinte de toux? Le soir, avant de me coucher, je faisais des photocopies et je sentais tranquillement que la fatigue prenait le contrôle de mon corps.


Je me réveille le lendemain, des livres de l'histoire du Québec épars sur mon plancher de chambre, une vision embrumée, venant, cette fois j'en suis sûr, du très peu de sommeil que j'ai pu avoir, puisque je venais d'avoir tous les symptômes d'un rhume. Le mardi, ce fut un exploit, je suis resté couché pratiquement l'entièreté de la journée, à boire sporadiquement du jus d'orange, de l'eau et à manger très santé, en ayant soin de prendre des aspirines chaque quatre heures. J'avais pensé pouvoir lire et donc ne pas perdre le fil de ma journée très chargée, mais ce fut peine perdue. J'ai dû annuler une sortie prévue pour le soir même, sortie qui me tenait beaucoup à coeur, mais à quoi bon aller contaminer les gens au centre-ville.


Mercredi, je m'étais dit que j'irais mieux, de toute façon, pensais-je, j'allais être quitte pour me lever peut-être un peu plus tard. Là encore, je me suis dit que je pourrais peut-être faire quelques lectures, mais cela s'est avéré impossible. Comme ma concentration ne me permettait aucune activité cérébrale demandant une réflexion, j'ai écouté des films simples : Harry Potter II et III. La soirée, j'ai tenté de dormir pour être en forme le lendemain, question d'aller mener mes parents à l'aéroport.


Nuit de torture, je me suis rendu compte que mes réflexes étaient engourdis le matin, chose que je suis allé révéler aux principaux intéressés. On s'est dit : « au revoir », ils ont pris le taxi et moi j'ai dormi jusqu'au milieu de l'après-midi. J'avais comme obligation de faire de bouffe, alors j'ai préparé un pâté chinois, un potage aux carottes et un carré aux dattes, mets forts simples, mais qui dans ma condition (s'étant grandement améliorée grâce aux soins de mon frère), étaient de véritables petits casse-têtes. Demain je devrai récidiver, mais en tant que professeur de cuisine.


Tout ça pour dire que finalement, je ne suis pas sorti de chez moi en trois jours. Mon père blaguait en disant : « Que vas-tu faire aujourd'hui? Un petit tour dans le sous-sol? », mais le bougre n'avait pas tord, ce fut mon excursion de la journée. Bref, puisqu'il est tard et que ma période d'éveil commence à vouloir se résorber, je vous fais mes salutations!

1 commentaire:

Apollinien a dit...

Je crois que j'ai ma part de responsabilité dans ta maladie : je t'ai surmené avec mes invitations à faire la fête comme un désespéré. Me pardonneras-tu, mon camarade ?