Hier matin, je prenais plaisir à paresser au lit ayant célébré jusqu’aux petites heures en bonne compagnie. Or, si ces moments de luxures se font de plus en plus rares, la conservation de l’énergie était aujourd’hui à l’ordre du jour.
Malgré la belle température, je bronzais mon visage avec mon écran d’ordinateur. Or, un tout petit rayon de soleil est venu frapper mon imaginaire, par ma fenêtre. J’ai senti l’envie de prendre crayon et papier pour aller écrire au parc Jarry. Naguère, ce fut ma source d’inspiration pour le roman que j’avais voulu rédiger lorsque je restais à proximité de la source de verdure. J’avais alors 20 ans. Aujourd’hui, je suis plus proche de ma trentaine que de ma vingtaine et pourtant, tout s’est déroulé si rapidement.
Au moins, maintenant, je sais ce que je veux faire de ma vie et les décisions prises à ce moment m’ont été bénéfiques. En sortant du métro, je cherchais pourquoi avoir voulu briser l’inertie, être sorti de mon petit confort et être revenu ici, dans un lieu longtemps oublié au fond de ma mémoire. La réponse est venue sans mot dire : pour constater!
Il a fait si beau!
lundi 24 mai 2010
mercredi 5 mai 2010
Badminton à quatre
Dimanche, 8h00 du matin. Je déjeune et je me sers une tasse de café bien fort pour amorcer ma journée en grand. Une dernière revue de ce qu’il faut que j’apporte : raquette, survêtement, cadenas, déodorant, gourde, puis je prends mon casque pour dévaler la piste cyclable à toute allure en direction du cégep Ahuntsic.
8h45 : J’arrive sur les lieux, le stationnement est désert, le support à vélo vide. Je contemple le ciel bleu et je respire l’air frais à plein poumon avant d’aller porter mon bagage à l’intérieur. Du haut du troisième étage, il y a une belle vue sur Montréal et un tour d’horizon m’apprend que mes compères ne sont pas encore arrivés. Lorsque je vais au loin voir si mon frère se retrouve bien, je remarque un homme au loin, proche des portes. Son regard scrute l’horizon, si silhouette se dessine courte et mince et son habillement contraste nettement avec le mien : cet homme a des vêtements longs, avec un manteau sombre et un béret assorti. Je me rapproche de lui d’un pas cadencé, mais calme. Je tends ma main dans les airs : Oscar me salue en retour. Plus que deux autres personnes avant de commencer.
Pendant que mon vieil acolyte (que je n’avais jamais vu à cette heure si matinale) se prépare, je vais jogger un peu autour pour voir si mon frère ne se présente pas à la mauvaise porte, étant donné qu’il s’agit là du plus grand cégep du Québec. Malgré mes indications, ce dernier tarde à poindre à l’horizon. Par contre, à mon retour, un vélo file à vive allure sa propriétaire me regarde avec un sourire : j’ouvre la paume de ma main qu’elle rencontre avec la sienne : Angélique vient d’arriver. Elle est en retard et nous allons rejoindre Oscar qui doit se réchauffer. Pas de nouvelles du frangin, mais à 9h30, lorsque nous décidons de commencer la partie, Benjamin s’avance vers nous avec mon ancien chandail CCCP (nous partageons le goût de la provocation, surtout lorsqu’elle est inutile). Notre groupe est complet, allons-y.
Quelques minutes passent pour l’échauffement des participants : nous nous réchauffons avec des coups de pratique, puis nous alternons les équipes afin de tenter d’équilibrer les forces, mais c’est assez difficile puisque notre niveau de maitrise du jeu varie grandement. Finalement, nous acceptons le fait que nos équipes ne seront jamais égales et je choisis de jouer un peu avec Oscar, car notre chimie d’équipe semblait plus forte. Benjamin et Angélique semblaient également capables de mieux agencer leurs habiletés respectives. Le niveau du jeu a augmenté durant une heure et demie pour après s’affaisser sous le poids de la fatigue des différents joueurs. Angélique et Oscar ont dû nous quitter à 11h30, le temps de disputer deux matchs en simple avec mon petit frère et voilà que midi arrive, le forçant retourner au bercail pour finir ses travaux scolaires.
Or, j’ai remarqué trois Asiatiques qui jouaient dans un terrain jouxtant le nôtre. Lors d’une interruption, je leur ai demandé si je pouvais me joindre à eux, ce à quoi ils ont acquiescé. Voilà trois joueurs de très bon niveau, beaucoup plus forts que moi. J’ai sué corps et âme pour disputer trois matchs avec eux, mais j’ai dû me rendre à l’évidence : ces trente minutes de jeu m’avaient plus épuisé que les autres deux heures et demie. Mon coéquipier et moi nous sommes inclinés 2-1 en 3.
En retournant à la maison, je ne pensais qu’à une chose : la prochaine joute entre amis qui aura lieu durant la prochaine fin de semaine!
8h45 : J’arrive sur les lieux, le stationnement est désert, le support à vélo vide. Je contemple le ciel bleu et je respire l’air frais à plein poumon avant d’aller porter mon bagage à l’intérieur. Du haut du troisième étage, il y a une belle vue sur Montréal et un tour d’horizon m’apprend que mes compères ne sont pas encore arrivés. Lorsque je vais au loin voir si mon frère se retrouve bien, je remarque un homme au loin, proche des portes. Son regard scrute l’horizon, si silhouette se dessine courte et mince et son habillement contraste nettement avec le mien : cet homme a des vêtements longs, avec un manteau sombre et un béret assorti. Je me rapproche de lui d’un pas cadencé, mais calme. Je tends ma main dans les airs : Oscar me salue en retour. Plus que deux autres personnes avant de commencer.
Pendant que mon vieil acolyte (que je n’avais jamais vu à cette heure si matinale) se prépare, je vais jogger un peu autour pour voir si mon frère ne se présente pas à la mauvaise porte, étant donné qu’il s’agit là du plus grand cégep du Québec. Malgré mes indications, ce dernier tarde à poindre à l’horizon. Par contre, à mon retour, un vélo file à vive allure sa propriétaire me regarde avec un sourire : j’ouvre la paume de ma main qu’elle rencontre avec la sienne : Angélique vient d’arriver. Elle est en retard et nous allons rejoindre Oscar qui doit se réchauffer. Pas de nouvelles du frangin, mais à 9h30, lorsque nous décidons de commencer la partie, Benjamin s’avance vers nous avec mon ancien chandail CCCP (nous partageons le goût de la provocation, surtout lorsqu’elle est inutile). Notre groupe est complet, allons-y.
Quelques minutes passent pour l’échauffement des participants : nous nous réchauffons avec des coups de pratique, puis nous alternons les équipes afin de tenter d’équilibrer les forces, mais c’est assez difficile puisque notre niveau de maitrise du jeu varie grandement. Finalement, nous acceptons le fait que nos équipes ne seront jamais égales et je choisis de jouer un peu avec Oscar, car notre chimie d’équipe semblait plus forte. Benjamin et Angélique semblaient également capables de mieux agencer leurs habiletés respectives. Le niveau du jeu a augmenté durant une heure et demie pour après s’affaisser sous le poids de la fatigue des différents joueurs. Angélique et Oscar ont dû nous quitter à 11h30, le temps de disputer deux matchs en simple avec mon petit frère et voilà que midi arrive, le forçant retourner au bercail pour finir ses travaux scolaires.
Or, j’ai remarqué trois Asiatiques qui jouaient dans un terrain jouxtant le nôtre. Lors d’une interruption, je leur ai demandé si je pouvais me joindre à eux, ce à quoi ils ont acquiescé. Voilà trois joueurs de très bon niveau, beaucoup plus forts que moi. J’ai sué corps et âme pour disputer trois matchs avec eux, mais j’ai dû me rendre à l’évidence : ces trente minutes de jeu m’avaient plus épuisé que les autres deux heures et demie. Mon coéquipier et moi nous sommes inclinés 2-1 en 3.
En retournant à la maison, je ne pensais qu’à une chose : la prochaine joute entre amis qui aura lieu durant la prochaine fin de semaine!
dimanche 2 mai 2010
La feria du vélo
Je suis transi de sueur, j’arbore fièrement un sourire béat et mes jambes sont meurtries. Par cette journée venteuse, j’ai eu l’immense privilège de découvrir un aspect de la métropole qui m’avait échappé : aller travailler en vélo. J’aime beaucoup le vélo et j’ai eu le loisir d’en faire à foison dans ma vie, plus pour la plaisance que par nécessité.
Par défi comme par plaisir, je me suis accroché à l’idée d’utiliser mes deux roues comme moyen de déplacement entre mon travail et mon appartement. Mon cher coloc est une source d’inspiration à cet égard, lui qui se transporte partout sur l’île en patin à roues alignées. J’ai donc décidé de m’inspirer de son exemple. Pour ce faire, j’ai voulu m’installer un porte-bagage, moi qui avais toujours refusé de mettre des accessoires sur ma monture, jugeant que c’était un obstacle à la vitesse. On finit inexorablement par vieillir (ou par se rendre compte que les maux de dos sont moindres sans sac à dos)!
Ce n’est pourtant pas la première fois que j’emprunte les pistes cyclables pour aller travailler : au début de mon université, je travaillais dans une manufacture et j’y allais chaque jour en vélo. J’avais, à ce moment, des jambes d’acier (car en plus, je devais travailler debout pendant huit heures). J’ai déjà été travailler au Collège de Bois-de-Boulogne en vélo, mais encore là, c’est bien éloigné de la réalité du centre-ville, avec ses embouteillages de cyclistes. Une fois l’âge de seize ans atteint, ce n’est pas un moyen de transport très usité en banlieue. Exilé en ville, je trouve que le vélo se pose comme un moyen de transport fiable.
Une chose marquante pour moi aura été de voir des bouchons de circulation de cyclistes au centre-ville. Lors du retour à la maison, nous avions une énergie collective qui était palpable en montant la côte proche de Sherbrooke. La foule à deux roues soufflait collectivement et les muscles des jambes des cyclistes se gonflaient de manière rythmée. Une belle expérience que d’avoir l’occasion de vivre ça, j’ai bien hâte de recommencer!
Par défi comme par plaisir, je me suis accroché à l’idée d’utiliser mes deux roues comme moyen de déplacement entre mon travail et mon appartement. Mon cher coloc est une source d’inspiration à cet égard, lui qui se transporte partout sur l’île en patin à roues alignées. J’ai donc décidé de m’inspirer de son exemple. Pour ce faire, j’ai voulu m’installer un porte-bagage, moi qui avais toujours refusé de mettre des accessoires sur ma monture, jugeant que c’était un obstacle à la vitesse. On finit inexorablement par vieillir (ou par se rendre compte que les maux de dos sont moindres sans sac à dos)!
Ce n’est pourtant pas la première fois que j’emprunte les pistes cyclables pour aller travailler : au début de mon université, je travaillais dans une manufacture et j’y allais chaque jour en vélo. J’avais, à ce moment, des jambes d’acier (car en plus, je devais travailler debout pendant huit heures). J’ai déjà été travailler au Collège de Bois-de-Boulogne en vélo, mais encore là, c’est bien éloigné de la réalité du centre-ville, avec ses embouteillages de cyclistes. Une fois l’âge de seize ans atteint, ce n’est pas un moyen de transport très usité en banlieue. Exilé en ville, je trouve que le vélo se pose comme un moyen de transport fiable.
Une chose marquante pour moi aura été de voir des bouchons de circulation de cyclistes au centre-ville. Lors du retour à la maison, nous avions une énergie collective qui était palpable en montant la côte proche de Sherbrooke. La foule à deux roues soufflait collectivement et les muscles des jambes des cyclistes se gonflaient de manière rythmée. Une belle expérience que d’avoir l’occasion de vivre ça, j’ai bien hâte de recommencer!
mardi 27 avril 2010
C'est dans le mois de mai
Musique folklorique que j'ai en tête:
C'est dans le mois de mai, en montant la rivière
C'est dans le mois de mai, que les filles sont belles
Que les filles sont belles oh gai, que les filles sont belles.
Et que tous les amants, en montant la rivière
Et que tous les amants, y changent leurs maîtresses
Y changent leurs maîtresses oh gai, y changent leurs maîtresses.
Mais moi je ne changerai pas, en montant la rivière
Mais moi je ne changerai pas car la mienne est trop belle
Car la mienne est trop belle oh gai, car la mienne est trop belle.
Elle a de beaux yeux bleus, en montant la rivière
Elle a de beaux yeux bleus, une bouche vermeille
Une bouche vermeille oh gai, une bouche vermeille.
Oh ! Qu'il me serait doux, en montant la rivière
Oh ! Qu'il me serait doux de dormir avec elle
De dormir avec elle oh gai, de dormir avec elle.
Dans un petit logis, en montant la rivière
Dans un petit logis, tout près d'une fontaine
Tout près d'une fontaine oh gai, tout près d'une fontaine.
Et où tous les matins, en montant la rivière
Et où tous les matins, la mariée se baigne
La mariée se baigne oh gai, la mariée se baigne.
C'est dans le mois de mai, en montant la rivière
C'est dans le mois de mai, que les filles sont belles.
C'est dans le mois de mai, en montant la rivière
C'est dans le mois de mai, que les filles sont belles
Que les filles sont belles oh gai, que les filles sont belles.
Et que tous les amants, en montant la rivière
Et que tous les amants, y changent leurs maîtresses
Y changent leurs maîtresses oh gai, y changent leurs maîtresses.
Mais moi je ne changerai pas, en montant la rivière
Mais moi je ne changerai pas car la mienne est trop belle
Car la mienne est trop belle oh gai, car la mienne est trop belle.
Elle a de beaux yeux bleus, en montant la rivière
Elle a de beaux yeux bleus, une bouche vermeille
Une bouche vermeille oh gai, une bouche vermeille.
Oh ! Qu'il me serait doux, en montant la rivière
Oh ! Qu'il me serait doux de dormir avec elle
De dormir avec elle oh gai, de dormir avec elle.
Dans un petit logis, en montant la rivière
Dans un petit logis, tout près d'une fontaine
Tout près d'une fontaine oh gai, tout près d'une fontaine.
Et où tous les matins, en montant la rivière
Et où tous les matins, la mariée se baigne
La mariée se baigne oh gai, la mariée se baigne.
C'est dans le mois de mai, en montant la rivière
C'est dans le mois de mai, que les filles sont belles.
jeudi 22 avril 2010
La vaisselle (fiction)
Aujourd’hui, à mon travail, j’ai voulu laver ma vaisselle. J’ai donc enduit l’éponge de la mixture savonneuse, puis on a tapé trois fois sur mon épaule droite. Surpris, je me retrouve nez à nez avec une femme potelée, qui m’invective ainsi :«Spencer, que croyez-vous que vous faites ». Pour toute réponse, je lui offre mon plus beau sourire et je réponds candidement : « Je lave ma vaisselle, madame St-Louis ».
La fonctionnaire me pointe une fiche usée sur le mur adjacent au lavabo et elle me dit ses paroles préenregistrées : « Monsieur Spencer, il faut vous remplir la fiche : nom, prénom, matricule et heure d’utilisation ». Les conditions sont on ne peut plus claires, mais pourquoi diantre n’y ai-je pas pensé plus tôt? Je me retrouve à hausser les épaules et à tourner les paumes de ma main vers le haut, ayant vainement cherché dans mes poches un crayon pour obtempérer aux directives de la vieille chipie. La principale intéressée me dévisage et m’indique que si je désire obtenir un crayon, je dois remplir le formulaire de réquisition C-45 - matériel de bureau, l’adresser au chef de mon département par la voie du courrier interne et faxer une copie de ma demande à la secrétaire responsable de l’approvisionnement.
Exaspéré, je lui demande néanmoins poliment de me prêter le sien pour simplifier la chose, ce qu’elle me refuse catégoriquement. Je sens la colère me monter à la tête et je lâche l’assiette dans l’évier, ce qui ne manque pas de choquer la fonctionnaire atteinte de crétinisme profond. Je fronce les sourcils et je déclenche les hostilités de front :
- « As-tu eu une mauvaise soirée hier, Irène? Est-ce que tu as oublié ton formulaire de consentement pour faire des avances à Patrick? Vous n’avez pas pu coucher ensemble faute de notaire ouvert à onze heure du soir? »
- « Si tu continues comme ça Roch, c’est une motion de blâme que tu vas recevoir. »
- « Laisse-moi laver ma vaisselle en paix, si tu y tiens tant que ça à ton formulaire, je vais le remplir après »
- « Tu vas encore l’oublier, comme la fois où tu as fait des avances à ta patronne sans en demander l’autorisation préalable. Je n’aime pas ton attitude, tu essayes toujours de bousiller le système, des gens comme toi ne peuvent pas fonctionner en société ».
Irène avait dit un mot de trop et la colère qui me gagnait lentement s’est transformée en rage bouillante. J’ai pris l’affiche sur le mur et lentement, je l’ai aspergée de savon, puis j’ai lavé mon assiette avec. Subséquemment, en prenant grand soin de dévisager la belligérante, j’ai chiffonné l’affiche entre mes doigts et je l’ai lancée dans la poubelle. Ensuite, j’ai « échappé » mon assiette étincelante de propreté sur le carrelage de la cafétéria en mettant de l’emphase sur le mot « Oups ». J’ai cherché les yeux d’Irène et je lui ai dit d’un ton mielleux : « Chère Irène, il faudrait que tu remplisses un formulaire de consentement, le concierge doit nettoyer la cafétéria, il y a une assiette cassée ici. Je ne peux pas le faire moi-même où j’aurai un grief. Puisque tu as un crayon, je suppose que tu vas t’en occuper. Après tout, tu es si serviable »!
La fonctionnaire me pointe une fiche usée sur le mur adjacent au lavabo et elle me dit ses paroles préenregistrées : « Monsieur Spencer, il faut vous remplir la fiche : nom, prénom, matricule et heure d’utilisation ». Les conditions sont on ne peut plus claires, mais pourquoi diantre n’y ai-je pas pensé plus tôt? Je me retrouve à hausser les épaules et à tourner les paumes de ma main vers le haut, ayant vainement cherché dans mes poches un crayon pour obtempérer aux directives de la vieille chipie. La principale intéressée me dévisage et m’indique que si je désire obtenir un crayon, je dois remplir le formulaire de réquisition C-45 - matériel de bureau, l’adresser au chef de mon département par la voie du courrier interne et faxer une copie de ma demande à la secrétaire responsable de l’approvisionnement.
Exaspéré, je lui demande néanmoins poliment de me prêter le sien pour simplifier la chose, ce qu’elle me refuse catégoriquement. Je sens la colère me monter à la tête et je lâche l’assiette dans l’évier, ce qui ne manque pas de choquer la fonctionnaire atteinte de crétinisme profond. Je fronce les sourcils et je déclenche les hostilités de front :
- « As-tu eu une mauvaise soirée hier, Irène? Est-ce que tu as oublié ton formulaire de consentement pour faire des avances à Patrick? Vous n’avez pas pu coucher ensemble faute de notaire ouvert à onze heure du soir? »
- « Si tu continues comme ça Roch, c’est une motion de blâme que tu vas recevoir. »
- « Laisse-moi laver ma vaisselle en paix, si tu y tiens tant que ça à ton formulaire, je vais le remplir après »
- « Tu vas encore l’oublier, comme la fois où tu as fait des avances à ta patronne sans en demander l’autorisation préalable. Je n’aime pas ton attitude, tu essayes toujours de bousiller le système, des gens comme toi ne peuvent pas fonctionner en société ».
Irène avait dit un mot de trop et la colère qui me gagnait lentement s’est transformée en rage bouillante. J’ai pris l’affiche sur le mur et lentement, je l’ai aspergée de savon, puis j’ai lavé mon assiette avec. Subséquemment, en prenant grand soin de dévisager la belligérante, j’ai chiffonné l’affiche entre mes doigts et je l’ai lancée dans la poubelle. Ensuite, j’ai « échappé » mon assiette étincelante de propreté sur le carrelage de la cafétéria en mettant de l’emphase sur le mot « Oups ». J’ai cherché les yeux d’Irène et je lui ai dit d’un ton mielleux : « Chère Irène, il faudrait que tu remplisses un formulaire de consentement, le concierge doit nettoyer la cafétéria, il y a une assiette cassée ici. Je ne peux pas le faire moi-même où j’aurai un grief. Puisque tu as un crayon, je suppose que tu vas t’en occuper. Après tout, tu es si serviable »!
samedi 17 avril 2010
Relations sexuelles et tremblement de terre
Charmant article de la "science religieuse" qui établit une relation causale entre l'augmentation des relations sexuelles illicites et les tremblements de terre : même les prédicateurs américains n'arrivent pas à la cheville de Kazem Sedighi.
Amusons-nous un peu avec l'ayatollah Sedighi et la science :
Approche holistique : quels sont les autres facteurs qui favorisent les tremblements de terre : l'augmentation de la production de maïs biologique est-il un facteur plus plausible que le déplacement des plaques tectoniques par le réchauffement climatique?
Épistémologie : si on prend le mot pour établir sur quoi se base cette théorie, M. Sedighi se base sur... le mysticisme? Est-ce la même chose que j'utilise quand je joue à Heroes of Might and Magic pour découvrir quel sera le thème de la semaine prochaine?
Preuve empirique : à part le fait que la biographie de la vie personnelle de Richter ait mis en relation son amour du sismographe et sa vie tumultueuse, il n'y a pas d'autres sources qui font références aux propos de l'ayatollah.
Réfutabilité : de quelle manière peut-on réfuter cette théorie? L'ayatollah n'en donne pas la possibilité, la preuve est avant tout divine.
Fausse relation : est-ce que le libertinage est plus ou moins présent qu'il y entre 50 et 100 ou même plus de 2500 ans? J'aimerais souligner qu'au Québec, entre l'après-guerre et la révolution tranquille, là où la fréquentation des églises était à son paroxysme, d'autres institutions comme les bordels faisaient également salle comble. Plus loin, au temps de la Grèce Antique, n'est-il pas correct pour un homme marié de sodomiser son esclave?
Sophisme : Le sophisme est un raisonnement fallacieux qui pourrait avoir l'air exact... dans ce cas-ci, il s'agit de pure fabulation, probablement sans circonstances atténuantes (alcool, drogue, épisode rocambolesque de partie de jambes en l'air, écoute intensive de Jimmy Hendrix, etc.)
Un exemple de sophisme : les personnes qui demandent aux athées de prouver la non-existence de Dieu, alors que c'est à eux de faire la preuve qu'il existe.
A-t-on besoin d'en rajouter? Comme je suis un provocateur assumé, je renchéris avec une finale à la Mythbuster (qui ne traite malheureusement pas du sujet religieux) : "Busted"!
Amusons-nous un peu avec l'ayatollah Sedighi et la science :
Approche holistique : quels sont les autres facteurs qui favorisent les tremblements de terre : l'augmentation de la production de maïs biologique est-il un facteur plus plausible que le déplacement des plaques tectoniques par le réchauffement climatique?
Épistémologie : si on prend le mot pour établir sur quoi se base cette théorie, M. Sedighi se base sur... le mysticisme? Est-ce la même chose que j'utilise quand je joue à Heroes of Might and Magic pour découvrir quel sera le thème de la semaine prochaine?
Preuve empirique : à part le fait que la biographie de la vie personnelle de Richter ait mis en relation son amour du sismographe et sa vie tumultueuse, il n'y a pas d'autres sources qui font références aux propos de l'ayatollah.
Réfutabilité : de quelle manière peut-on réfuter cette théorie? L'ayatollah n'en donne pas la possibilité, la preuve est avant tout divine.
Fausse relation : est-ce que le libertinage est plus ou moins présent qu'il y entre 50 et 100 ou même plus de 2500 ans? J'aimerais souligner qu'au Québec, entre l'après-guerre et la révolution tranquille, là où la fréquentation des églises était à son paroxysme, d'autres institutions comme les bordels faisaient également salle comble. Plus loin, au temps de la Grèce Antique, n'est-il pas correct pour un homme marié de sodomiser son esclave?
Sophisme : Le sophisme est un raisonnement fallacieux qui pourrait avoir l'air exact... dans ce cas-ci, il s'agit de pure fabulation, probablement sans circonstances atténuantes (alcool, drogue, épisode rocambolesque de partie de jambes en l'air, écoute intensive de Jimmy Hendrix, etc.)
Un exemple de sophisme : les personnes qui demandent aux athées de prouver la non-existence de Dieu, alors que c'est à eux de faire la preuve qu'il existe.
A-t-on besoin d'en rajouter? Comme je suis un provocateur assumé, je renchéris avec une finale à la Mythbuster (qui ne traite malheureusement pas du sujet religieux) : "Busted"!
mercredi 14 avril 2010
Angoisse neurasthénique
Sous son ciel, chaque soir, arrive l’homme esquinté :
Il est fort, il est grand, il ouvre la porte et pose son séant.
Il est frêle, recroquevillé, la tête dans les mains,
L’homme, le chêne, est meurtri de partout.
Passif, il abrutit son esprit dans le spleen :
Il boit son dur labeur, il étiole sa misère dérobée,
Affalé sur son canapé, ses yeux vides fixent le néant.
Il se bat contre son inertie, un bourrèlement castrateur!
Si la veille son cœur battait d’allégresse,
C’est le temps d’une chanson, une balade heureuse,
Dans la complicité des sourires des amis en liesse.
Et demain il entamera une ritournelle sans être esseulé!
Il est fort, il est grand, il ouvre la porte et pose son séant.
Il est frêle, recroquevillé, la tête dans les mains,
L’homme, le chêne, est meurtri de partout.
Passif, il abrutit son esprit dans le spleen :
Il boit son dur labeur, il étiole sa misère dérobée,
Affalé sur son canapé, ses yeux vides fixent le néant.
Il se bat contre son inertie, un bourrèlement castrateur!
Si la veille son cœur battait d’allégresse,
C’est le temps d’une chanson, une balade heureuse,
Dans la complicité des sourires des amis en liesse.
Et demain il entamera une ritournelle sans être esseulé!
S'abonner à :
Messages (Atom)