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mercredi 17 février 2010

Français aux JO: une ignominie

Je ne souhaite pas relancer le pérenne débat des deux solitudes, mais il semble à propos de parler du mépris le plus complet qu'affiche visiblement le Canada anglais à l'égard de la plus belle langue du monde : la nôtre! J'en veux pour preuve la fameuse histoire des jeux "bilingues"...

Les Jeux olympiques canadiens montrent à quel point l'utopie de Pierre-Elliot Trudeau est fausse et parle de la naïveté de l'homme, pour rester poli (or, puisque je me permets d'être vindicatif, je vous invite à utiliser le terme machiavélique). Voilà une autre preuve du bien-fondé de la souveraineté du Québec, car tant que nous serons au sein du giron canadien, nous ne saurons être respectés, encore moins être vus comme des égaux.

J’aimerais également attirer votre attention sur la manière dont on relate les Jeux olympiques : il y a au moins un blogueur qui n’ose même pas afficher sa fierté d’avoir vu le Canada écraser la Norvège 8-0 dans la langue de Molière, se reconnaissant probablement plus dans la francophobie que dans la francophonie du « plus meilleur pays du monde ».

Il est temps, plus que jamais, de renoncer à la facilité de l’assimilation et de se battre sans relâche pour assurer la survie de notre langue. Il est de notre devoir, en tant que citoyen, de s’assurer d’être respecté en tant que « nation » : si ce respect ne vient pas par les gestes de nos compatriotes anglophones, il devra émaner de par nos actions, pour nous assurer, au moins, de nous respecter (nous-mêmes).

Au risque de m’attirer les fougues de certains, j’aimerais ajouter que lorsque les Jeux olympiques ont eu lieu à Montréal, en 1976, ils étaient bilingues et même parfaitement bilingues. Que ceux qui pensent que le peuple Québécois est chialeur et pleurnichard se le tiennent pour dit : nous ne sommes que des pacifistes, car pour plusieurs autres peuples, cet odieux mépris serait vengé par des bombes, des meurtres et des guerres. Certains devraient songer à se souvenir de ce qu’est la vengeance et non pas simplement effacer leurs réflexions à ce sujet!

vendredi 5 juin 2009

Pourquoi faut-il manger de la viande

N.B. : J'invite le lecteur à lire ce texte en ayant en tête qu'il s'agit d'un point de vue que j'avais au moment de créer cette entrée en 2009 et non d'une recherche scientifique. Les termes employés sont provoquant et le ton cinglant. Je vous invite à lire ma nouvelle entrée afin d'obtenir un autre point de vue (ainsi qu'un lien sur une conférence intéressante).

Je suis un omnivore, mes dents le prouvent, mon corps digère aisément la matière animale, mon système en retire d'ailleurs plus de nutriments que ceux des fruits, des légumes et des grains. J'accepte cette réalité biologique de mon corps, je m'y soumets totalement, car depuis que l’homme est homme, l'homme chasse et mange ses proies. Nos plus proches cousins, les signes, sont également omnivores. Le cochon, dont nous partageons 97% du bagage génétique (mais malheureusement pas la faculté d'avoir des orgasmes de trente minutes), est également un omnivore.

Ensuite, je crois personnellement que l'ensemble du monde est omnivore, bien qu'il n'existe aucune statistique fiable qui puisse appuyer ces dires. D'après certains sondages dans des pays occidentaux, on retrouve entre 0,2% et 6% de végétariens, dont 33 à 50% seraient qualifiés de végétaliens, aux États-Unis à tout le moins. Dans les pays où nous avons le choix de manger ce que nous voulons, car nous ne sommes pas assujettis à des contraintes budgétaires importantes, nous mangeons abondamment de la viande. 97% des Canadiens mangent de la viande au moins occasionnellement, 99% consomment des œufs et/ou des produits laitiers.

Pour qualifier le terme végétarien, nous devons en établir les préceptes de base : personne qui ne consomme aucune forme d'animaux, tels des fruits de mer, des poissons, de la volaille et des viandes rouges. Il existe également les ovo-lacto-végétariens, qui peuvent manger des œufs ainsi que des produits laitiers. Tous les autres, sans exception, sont soit des pseudovégétariens ou des omnivores qui ont une préférence pour les menus composés de végétaux. Ceux qui se qualifient de végétariens totalisent une plus grande partie du pourcentage de la population, mais il existe trop de variation pour les qualifier. On peut donc supposer que pour qu'une si petite partie de la population suive des principes dogmatiques, c'est qu'elle est marginale. La proportion de végétaliens est également encore plus marginale, elle doit rejoindre le nombre d'électeurs en faveur d'un parti communiste canadien et j'ai bien l'impression qu'on pourrait trouver une corrélation intéressante si on s'amusait à faire des statistiques.

Certaines personnes deviennent végétariennes pour perdre du poids, mais c'est souvent une tentative vouée à l'échec. Ceci est d'ailleurs cocasse si on considère que la nutrition végétarienne peut amener une mauvaise absorption des protéines et elle peut entrainer une très mauvaise répartition du poids dans le corps. S'il est vrai que les végétaliens ont souvent un poids plus adéquat, ils doivent absolument prendre des suppléments vitaminiques ou faire des concessions pour rester en vie : leur diète ne leur permet pas d'avoir la vitamine B12, essentielle à la vie humaine. Ils achèteront donc des produits enrichis de vitamine B12 ou encore, ils consommeront des suppléments alimentaires, ce qui est un peu contre ce côté « naturel ». De même, les végétariens ont à faire très attention à leur nutrition, une chose qui n'est pas absolument indispensable pour survivre avec un régime de nature omnivore. Les femmes enceintes doivent particulièrement faire attention, notamment pour la carence en fer.

Maintenant, je vais parler d'une chose que la plupart des végétariens stricts ne peuvent pas comprendre : l'hédonisme. Tous les moments dédiés aux repas sont pour moi une source de plaisir et aucune concession ne devrait m'empêcher de manger ce que je désire gouter (sauf peut-être les espèces protégées). Quelle frustration que d'aller dans un restaurant et de voir si je peux y trouver trois miettes de pain pour me sustenter, ou encore de faire des kilomètres pour trouver un restaurant qui a un menu assez varié. Encore d'autres frustrations lorsque je serais invité chez un ami, dans ma famille, chez une charmante demoiselle qui aurait préparé un savoureux plat mijoté avec amour pendant des dizaines d'heures (voire des jours) pour lui dire « désolé, je ne peux pas manger ça, je suis végétarien ».

Je ne parlerais pas pendant des heures avec mon boucher de ses découvertes, de ses nouveautés, de l'amour qu'il a pour son travail, qui se perpétue de génération en génération. Je serais constamment frustré : plus que deux ou trois sortes de poutines pour moi à la Banquise, finies les joies d'un barbecue qui uni l'ensemble des convives au milieu de viandes qui cuisent agréablement et où tout le monde partage ensemble. Adieu les longues marinades, les types de cuisson, la chasse et la pêche, activités viriles par excellence, qui réconcilient l'homme avec sa nature profonde.

La conclusion de ma longue recherche pour vaincre l'argumentaire végétarien se traduit donc par les conclusions suivantes :

Oui, il est possible d'être végétarien et d'être en santé, mais il faut faire des concessions

Les végétariens cherchent à manger de la viande : ils utilisent des substituts de bouillon de poulet, des substituts de gélatine et de fausses viandes en tout genre. S'il est vrai qu'ils y parviennent parfois, il est nécessaire de rappeler qu'il s'agit de substituts et non de produits réels, qui sont toujours bien meilleurs.

Les végétariens doivent toujours faire attention à avoir une alimentation très variée et à avoir des notions de nutritions s'ils veulent survivre, alors que n'importe quel omnivore peut vivre selon ses goûts et convenances.

Voici quelques questions pour les réactionnaires de gauche qui cherchent à éliminer des traditions millénaires qui ont permis la procréation de la vie dans toutes les régions du monde (elles sont tirées et librement traduites de ce site) :

Des milliers de kilomètres de terre ne sont pas propices à cultiver des aliments, mais où les animaux peuvent y vivre. En arrêtant l'élevage de ces animaux, laissant pour morts des milliers de personnes qui dépendent de cette viande pour vivre. Est-ce qu'il fait sens d'élever des animaux là où l'agriculture ne peut survive ?

Un animal vivant sur 1 acre de terrain qu'on tue et où le terrain n'est pas cultivé, il s'agit d'une mort. Un acre de terre cultivée pour l'agriculture élimine beaucoup de vie sauvage, mais est-ce positif d'empêcher la vie sauvage de suivre son cours ?

Est-ce la viande qui cause des problèmes de santé ou la manière dont la viande est élevée?

Les ovo-lacto-végétariens, de par leur consommation, appuient la mise à mort des coqs et des veaux mâles. Ce faisant, vous contribuez donc au marché de la viande (merci).

Notion épicurienne importante : moi je peux abondamment profiter des bienfaits de la cuisine végétarienne, car je l'apprécie et je ne m'en prive pas, mais eux se privent d'un monde en refusant de gouter à toutes les splendeurs que je peux faire avec de la viande. Je serais même prêt à dire que quiconque goûterait à mon bœuf à l'italienne, à mes côtes-levées à la japonaise ou à mes rouleaux impériaux pourrait dès lors dire adieu à ses convictions végétariennes pour le peu que ses papilles gustatives soient bien développées.

Sur ce, je vous laisse avec une citation de chandail que j'ai trouvée bien amusante : « Save a melon. Eat a vegetarian ».

vendredi 2 janvier 2009

Entrevue de la nouvelle année

Pour faire suite à notre entrevue l’année passée avec M. Gorbatchev, nous interrogerons aujourd’hui Fidel Castro, pour lui demander ce qu’il pense des réformes amorcées par son frère Raoul, qui a été désigné constitutionnellement comme le successeur du Leader Maximo. Je me suis permis de vous traduire l’entretien que j’ai eu avec lui, car M. Castro ne parle que la langue de Gabriel Garcia Marques et celle de Shakespeare.

L.-V. : Fidel Castro, merci d’avoir accepté mon entrevue. J’aimerais vous demander, à titre personnel, comme se porte votre santé ?

F.C. : Ma santé personnelle s’améliore de jour en jour et je crois même pouvoir être assez en forme pour demander à Gramna de venir faire un article sur mon bilan de santé. Le tout, c’est de manger des fruits de mer. Par contre, je m’inquiète de la santé de mon État : je me questionne souvent à savoir si Raul n’a pas corrompu son âme au démon du capitalisme : je ne vois pas l’utilité de permettre aux Cubains d’avoir la tentation d’acheter des ordinateurs personnels et des téléphones cellulaires alors qu’ils sont déjà assez pauvres ainsi.

L.-V. : Monsieur Castro, je pense que vous devriez rester assis, votre pression artérielle… mais parlons plutôt des élections américaines : que pensez-vous de l’élection de Barack Obama aux États-Unis ?

F.C. : Monsieur Obama ne pourra pas changer à lui seul la mentalité américaine : son élection n’est qu’une tempête dans un verre d’eau. Il a sur les épaules de bien lourdes responsabilités et celle de redresser son économie semble être une de ses plus importantes tâches à venir. Il stipule par ailleurs vouloir diminuer l’embargo sur mon île et se retirer de Guantanamo, qui appartient de facto à mon peuple. Pour ce qui est des relations entre nos deux pays, il s’agit bien certainement d’un nouveau départ, mais je m’occuperai de comptabiliser les gestes et non les paroles.

L.-V. : Votre ligne de pensée n’est-elle pas similaire avec les attentes d’un certain peuple lorsqu’un « libérateur » s’est confortablement installé au pouvoir en 1959 ?

F.C. : Vous ne manquez pas de culot. Batista a fait vivre la misère à mon peuple et j’ai tenté de l’aider (mon peuple) à se relever d’une terrible castration économique dont la mainmise était entièrement américaine. Mon bilan de mon système de santé, de mon système d’éducation et l’espérance de vie de mon peuple est d’ailleurs meilleur que celui des États-Unis. Si ce n’était de l’embargo, nous aurions également une meilleure qualité de vie. D’ailleurs, nos plages sont fantastiques, vous devriez venir faire un tour.

L.-V. : Merci, j’ai déjà une abondante collection de colliers que vos habitants, on dirait, ont une fâcheuse tendance à réaliser pour de l’argent. Qui pourrait blâmer une quadragénaire qui tente de joindre les deux bouts lorsque son mari est prisonnier politique, sa fille en camp de rééducation parce qu’elle a fait l’amour à un étranger et ses deux fils sont morts en tentant de traverser en Floride. Que devrions-nous penser de vos liens avec le régime d’Hugo Chavez au Venezuela, qui vous fournit du pétrole bon marché ?

F.C. : Vous êtes un peu sensationnaliste dans vos affirmations : les écoles de rééducation et les prisons ne sont faites que pour ceux qui devraient y être.

L.-V. : Dont ladite vendeuse de colliers si j’avais l’idée de m’en plaindre à la police ?

F.C. : Elle ne doit pas se pervertir aux démons du capitalisme. Pour ce qui est de votre question concernant nos relations avec mon ami Chavez, je vous dirais que nous avons en commun les intérêts de nos peuples et que notre amitié, au-delà de son statut idéologique, est sincère comme le montrent notre entraide et notre coopération.

L.-V. : En terminant, j’aimerais savoir si vous avez un message à livrer à l’ensemble des citoyens de la Terre.

F.C. : Certainement, et j’adresserais ce message tout spécialement aux enfants du monde entier, en ces temps difficiles, trouver le réconfort dans vos proches, n’achetez que ce qui est essentiel, le vrai réconfort, c’est celui qu’on se donne l’un l’autre et ça, personne ne peut l’acheter.

L.-V.. Merci, Fidel Castro, de nous avoir accordé cette entrevue.

F.C. : Hasta la victoria siempre! El pueblo unido jamás será vencido!

jeudi 31 juillet 2008

Un sinophile qui revêt les habits du démagogue

Apollinien ferait mieux de se recycler comme gérant chez Uniprix. On a toujours dit qu’on ne pouvait pas comparer des oranges et des bananes et il essaye de mettre la Chine aux côtés de l’Occident tout entier. En fait, il en vient à réduire l’Occident à un seul pays pour ce qui est de ses caractéristiques. De plus, il réutilise un discours usé à la corde des méfaits de notre civilisation : il parle de génocide, d’esclavage et compagnie et je parle de pollution.

L’Occident regroupe plus d’un milliard de personnes :
• 27 pays représentant 493 millions d’Européens font partie de l’Union européenne
• 24 pays représentant 241 millions d’Européens n’en font pas partie
• 303 millions d’Américains font partie de cette zone
• 33 millions de Canadiens joignent ses rangs

La Chine regroupe 1 321 851 888 personnes dans un seul pays qui, géographiquement, est plus petit que le Canada et qui rentre plus de trois fois dans la zone occidentale. La langue officielle de la Chine est le chinois mandarin, mais il y a 13 « dialectes », dont 7 majeurs, normalement intelligible l’un pour l’autre. En Europe, il y a plusieurs langues officielles et encore plus de dialectes. En Occident, l’esclavage est interdit et quasiment enrayé, en Chine…

Apollinien compare ici 8 crimes contre l’humanité étendus sur 500 années d’histoire pour l’Occident à trois « crimes » chinois qui datent tout au plus d’une cinquantaine d’années. Dans son hagiographie sinophile, Apollinien raconte que la Chine avait un millénaire d’avance sur le reste de l’humanité : or, si elle s’est fait vaincre par l’Occident par le colonialisme brut (passons alors sous silence l’annexion forcée du Tibet de Taïwan, de Hong-Kong en 221-216 av. J.-C. et les territoires disputés d’Askai Chin et le Trans-Karakoram), c’est peut-être parce qu’elle ne suivait pas le rythme.

Il y a des choses que l’on doit admettre : l’Occident a connu une phase d’industrialisation et elle a son rôle à jouer dans la pollution chinoise. L’Occident ne fait pas assez de transfert de technologie et elle aussi, a de grands problèmes environnementaux. D’ailleurs, elle fait miroiter sa « verdeur », mais exporte ses usines polluantes en Asie… il est donc à noter que j’aurais également pu jeter mon dévolu sur nous, les enquiquineurs!

Je ne l’ai pas fait pour une seule raison : parce que la Chine décide, son gouvernement est souverain, unitaire et peu stratifié. Avilie aux mirages oniriques du capitalisme sauvage qu’Apollinien décrivait, la Chine perd un peu de sa superbe qui s’envole dans un brouillard trouble régissant ses contrées : la Chine se développe anarchiquement (dans un système communisme, c’est assez exceptionnel) et si Apollinien trouve sa dictature éclairée, ce sera sans doute sous l’influence de l’opium.

Dernier petit commentaire : Apollinien nous dit qu’il voit l’arrivée des Jeux en Chine comme l’arrivée de cette civilisation dans le monde moderne. Une des conceptions datant de la Grèce Antique, d’où l’idée des Jeux d’ailleurs, est la démocratie, chose qu’on a l’air d’oublier dans une dictature. J’espère sincèrement qu’Apollinien, tout bon Occidental qu’il est, saura reconnaître que les athlètes canadiens devraient être les seuls maîtres de leurs pensées et de leurs gestes, puisque c’est une chose que de faire des Jeux, mais encore faut-il avoir eu l’assentiment de la population et je parie que les paysans chinois qui se sont fait déplacés sans compensation auraient déjà envoyé un mémoire et que la presse s’intéresserait à eux s’ils vivaient dans un régime démocratique. Je ne suis pas le plus ardent défenseur de la démocratie et encore moins de celle que nous avons, mais reste-t-il qu’elle nous donne un certain levier de pouvoir qui demeure une chose inconnue sous l’égide bienveillante du PCC.

Sans rancune vieux!

P.S. Je tiens tout de même à remercier Apollinien, parce qu'il m'a fait faire une recherche poussée pour mieux comprendre cette merveilleuse civilisation, son histoire riche et son patrimoine culturel étincelant à travers ma quête de preuve contre l'idolâtrie flagorneuse!

mercredi 30 juillet 2008

Hypocrisie olympienne

Je quitte un instant mon personnage imbu de sa personne et exhibitionniste de ses pensées pour vous parler de ce qui est à mon sens une conspiration contre le bon sens. D’ici quelques jours à peine auront lieu les jeux olympiques à Beijing, l’une des capitales les plus polluées du monde. Pour tenter de respecter les règles de sécurité en ce qui a trait à la qualité de l’air, le PCC a fait fermer, temporairement, des milliers d’usines à Beijing et dans les environs. De même, 90 % des véhicules pourraient être retirés des routes de la capitale.

Si je comprends bien, en plus d’une tentative fallacieuse de discussion avec le Tibet, la Chine se double d’une mesure environnementale drastique et provisoire qui sera relevée dès la fin des Jeux. Je trouve que c’est un complot contre le bon sens, qu’au nom des athlètes, un pays lève des restrictions pour les aider à mieux performer, mais laisse crever des milliers d’enfants et de vieillards (sans parler de tous ceux qui sont atteints de maladie pulmonaire, d’asthme et d’allergies) le reste du temps. Je passe sous silence l’évincement de milliers de pauvres gens pour la construction des installations olympiques.

Si j’ai bien compris, une fois les Jeux terminés, Pékin recommencera à asphyxier sa population, comptant sur les quelques lignes de métro inaugurées pour les Jeux afin de réduire les millions de tonnes de polluants qui cancérisent la population locale. J’appelle tous ceux qui sont contre ses mesures éhontées et hypocrites à ne pas ouvrir le téléviseur, à déchirer vos journaux et à boycotter, de toutes les manières possibles, les jeux les plus sales de l’Histoire.

lundi 20 août 2007

Libre de religiosité

Hier j'étais dans le métro quand j'ai pris une brochure sans même la regarder. C'était une de ces brochures religieuses qui a eu le mérite de me faire sourire. Je suis profondément athée, je ne crois en aucun mystère, je pense que tout est dû au hasard, ma seule foi est celle que j'ai placée dans la vie. Je respecte les croyants, mais je méprise ceux qui se prennent pour des prophètes. Je vous propose donc de lire le contenu de cette publication tout en voyant l'analyse que j'en fais.

La Mort
Elle Survient Tous Les Jours!

Tout d'abord on voit que l'auteur méprise la langue de Molière au profit d'un sensationnalisme grossier puisque tous les mots commencent par une majuscule.

Que vous adviendrait-il si vous mouriez aujourd'hui? En lisant cette brochure, il n'est pas impossible que vous ressentiez une petite douleur à la poitrine ou à la tête; et de mourir dans quelques heures d'un arrêt cardiaque ou d'une hémorragie interne.
Mais naturellement vous pensez: "Ça ne m'arrivera jamais à moi, pas à moi" "Or vous ne savez pas ce qu'il en sera demain; car qu'est-ce que votre vie? Ce n'est qu'une vapeur qui paraît pour peu de temps, et qui s'évanouit ensuite".


Jusqu'ici tout semble normal, voilà un contenu intriguant, mal présenté, sensationnaliste et hautement accrocheur. La citation (je n'ai pas coutume de citer des pages de roman alors pourquoi le ferais-je avec la bible) porte quand même à réflexion sur l'immense manque de sens de la vie et engendre normalement un questionnement souhaitable.

Vous pouvez être en bonne santé, et être tué ce soir dans un accident de voiture durant votre trajet vers la maison. Rappelez-vous combien vous avez été secoué la dernière fois que vous avez appris que quelqu'un que vous connaissiez avait été tué dans un accident? Auraient-ils jamais pensé que leur mort arriverait si soudainement? Sûrement pas. Ces lignes seront peut-être les dernières que vous aurez la possibilité de lire.

Il est plutôt étrange de voir ce dépliant distribué dans un métro parler d'un éventuel retour à la maison en voiture, le transport en commun serait-il plus sain(t)? La mort frappe n'importe quand et sur le nombre de connaissance, fréquentation, famille, amis que nous avons chacun, il est plutôt improbable de ne jamais avoir été confronté à la mort au moment d'être en âge de lire. La probabilité que vous mourriez en lisant ce texte est aussi grande que celle qu'une charmante demoiselle inconnue se présente à la fenêtre de ma chambre et désire avoir des ébats sexuels sans autre forme de préambule, bref, quasi nulle.

Vous ne pouvez échapper à la mort. "Et comme il est réservé aux hommes de mourir une fois, et après cela vient le jugement". Vous vous dites peut-être maintenant: "Si je meurs aujourd'hui, je suis prêt à partir, après tout, je n'ai jamais rien fait de très mal. Je ne crois pas qu'un Dieu miséricordieux m'enverrait en enfer". Selon la Parole de Dieu[sic], quelle que soit votre droiture. [sic]Vous méritez de brûler dans le lac de feu pour des siècles et des siècles. "Car il n'y a point de distinction, puisque tous ont péché, et sont privés de la gloire de Dieu", "Car le salaire du pêcheur, c'est la mort", "Mais, pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les fornicateurs, les empoisonneurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part est dans l'étang ardent de feu et de soufre; ceci est la seconde mort.

Bon, vous devez admettre l'existence de Dieu si vous croyez au jugement. Naturellement, il est très humain de vouloir se juger, mais en définitive, c'est un exercice futile puisqu'il ne sert strictement à rien d'autre qu'à s'enfler la tête pour ceux qui ne croit en rien. Pour ceux qui croit en Dieu, au Nouveau Testament et en Vatican II, on montre l'image que Dieu est amour, Dieu pardonne tout, Dieu accepte la nature humaine de l'homme et lui propose l'immortalité de l'âme. À ceux qui ont la foi, n'est-il pas aussi absurde de promettre l'enfer au fils de Sodome et Gomorrhe (les pédérastes) comme aux non repenti? Pour les agnostiques, si Dieu existe, pensez-vous que la première chose qu'il fera s'est de vous envoyez en enfer parce que vous avez l'esprit scientifique… Thomas (touche mon côté et regarde mes marques de clou: quand tu fabriqueras ta maison assure-toi qu'ils sont de meilleure qualité) aussi l'avait l'esprit scientifique et Jésus ne l'a pas renié.

Cependant, Dieu vous a donné un Sauveur [sic]. "… mais le don de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur.", "Car Dieu a tant aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle". Arrêtez-vous une seconde et lisez à nouveau ce dernier verset. Comment la Bible [sic] révèle-t-elle que vous obtiendrez la vie éternelle? Pas en faisant confiance à une église ou un saint quelconque. "Et il n'y a de salut, en aucun autre`car sous le ciel il n'y a pas un autre nom, qui ait donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés". Pas en faisant de bonnes œuvres. "Car vous êtes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi; et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu; Ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. Vous obtiendrez la vie éternelle en faisant totalement confiance à Jésus.

L'entité Jésus est ici définie comme étant un sauveur. D'après l'historique, Dieu a crée une classe Jésus qui hérite des propriétés de sauveur. Considérant que tous les hommes sont les fils de Dieu, n'est-il pas normal de vouloir propager la valeur de sa propriété foi à l'ensemble de la classe humaine pour que tous y aillent accès? En admettant l'existence de Dieu (ce que personnellement je ne reconnais pas), ce dernier se permettrait de dire à un meurtrier endurci qui meurt et qui à la dernière seconde se repenti "bienvenu" alors qu'un honnête homme qui croit à la bonté de la nature humaine, mais qui renie Dieu, se verrait indiquer l'escalier d'en bas? C'est en contradiction avec l'énoncé subséquent, il faudrait revoir le tout en créant un contrat entre les entités Dieu et Homme avec des clauses claires.

Écoutez, pourquoi n'admettez-vous pas à Dieu que vous êtes un pécheur destiné à l'enfer. Que vous êtes disposé à vous détourner de votre vie de pécheur, et à accepter le Seigneur Jésus Christ [sic] comme votre Sauveur personnel. Si vous le faites immédiatement avec un cœur sincère, la Parole de Dieu [sic] dit que vous pouvez certainement savoir que vous avez la vie éternelle. Je vous ai écrit ces choses, à vous qui croyez au nom du Fils de Dieu, afin que vous croyiez [il y avait un typo] au nom du Seigneur, sera sauvé".

Bon, d'un ton paternaliste (mais pour qui se prend cet enfoiré d'auteur) et condescendant, cette personne me dit de me reconnaître pécheur. Curieux n'est-ce pas, puisque cette religion dit également de ne pas imposer ses valeurs aux autres, que c'est un péché. Pourquoi d'ailleurs ne pas remettre à plus tard, puisque Dieu semble être si bon… le repentir est tellement plus facile quelques secondes avant la mort. Pour reprendre l'esprit du paragraphe précédent: "invoke Seigneur in me;".

Faites-le maintenant, ne le remettez pas d'une seule minute. Ce n'est pas une coïncidence que vous lisiez cette brochure. Dieu l'a planifié pour vous et non pour quelqu'un d'autre. Ceci pourrait être votre dernier avertissement. […]

Bon, maintenant on me vend Dieu à pression. Dieu est d'ailleurs un déterministe, il a planifié la lecture de ce torchon au moment où je m'emmerdais cruellement en sortant d'une station de métro. C'est d'ailleurs mon dernier avertissement, on me prévient, après ça il y aura des amendes pour païens puis je devrai faire les frais de quelques prédicateurs qui me condamnerons au nom de Dieu, ne respectant pas le commandement "tu n'invoqueras pas en vain le nom du tout-puissant" ou quelque chose comme ça. Croyant ou pas, j'espère que vous rejetez en masse de pareilles âneries et que vous n'hésiterez pas à vous moquer de ses instigateurs.

dimanche 8 juillet 2007

Pontificat parental

Il y a des journées comme ça où l'hypocrésie nous pèse comme un couvercle dans mon esprit en proie aux ennuis (fortement inspiré de Baudelaire). La belle rectitude politique, comme c'est beau! Mes yeux, qui se délectent de lire "The Hedonist Handbook" s'étonnent de remarquer un discours aussi désobligeant à l'égard des adolescents lorsque je lis la Presse (c'est très rare, mais le dimanche, ça m'arrive).

Si je dessine un portrait rapide de l'adolescent type, c'est un hypersexualisé flan mou laissé à lui-même en manque d'estime de soi et de sensations fortes. Je suis sincèrement blessé par cette généralisation stupide qui caractérise peut-être une minorité qui prend toute la place visuellement parlant. Bon, l'adolescence n'est pas une période propice à l'estime de soi et on y cherche les risques, à quoi bon nier ce qui va de soi. J'aime bien la phrase d'Anna Freud qui dit qu'à l'adolescence, être normal est anormal.

On dirait que d'après ce qu'on lit dans les journaux, les adolescents de la génération actuelle sont tous comme cela et qu'ils sont malheureux ou désabusés, sans modèle et tout. Personnellement, je suis contre ce tas de ragots défaitiste, je crois, au contraire, que la plupart des adolescents sont bien encadrés et qu'ils vivent une période épanouissante de leur vie en sachant qu'ils peuvent compter sur leurs parents. Pour ce qui est de la sexualisation en bas âge, j'aimerais vous rappeler que lorsque Champlain arriva à Montréal, il nomma l'île Hélène de Champlain en l'honneur de sa femme de 13 ans… dire qu'il n'y avait même pas de vidéoclip de Britney Spears à ce moment-là.

Bref, la génération de défaitistes chroniques peut aller se rhabiller, ce sont des généralistes qui exacerbent la portée d'un problème. Je suis d'accord qu'il existe un problème, mais de dire qu'il s'applique à tous, que les enfants en 6e année du primaire sont des dévergondés qui sont de futur dealer de drogue et des tueurs en série, c'est sincèrement n'importe quoi. Il existe une quantité appréciable de familles individualistes qui ne favorisent pas l'émancipation de l'adolescent et avec lesquelles il est impératif d'investir leur engagement familial, mais il ne faut pas pour autant oublier la majorité.

Là-dessus, je trouverai de quoi prochainement sur quoi jeter mon fiel ou ma rage de vivre, à bon entendeur salut!

lundi 7 mai 2007

Être différent, c'est mercantilisable?

Ça fait quelques jours que ça m'irrite, que lorsque je prends le métro, je suis dégoûté par cette vision hideuse et même rhétoriquement improbable du slogan crasse que voici: X est différente, elle aime y et z. Vous aurez deviné que je vous parle de la campagne publicitaire de la plaza St-Hubert. En tant que tel, cet îlot de boutiques dépareillées ne me cause pas de préjudice autre que d'encourager la consommation de masse comme le fait finalement n'importe quel centre commercial.

Dans notre joyeuse société, on magasine compulsivement pour mieux s'échapper de nos réalités blasantes: donnons de l'amour à ces tonnes d'objets inutiles fabriqués par des enfants meurtris par le fouet dans les pays sous-développés. Pour ajouter à ces dires, pourquoi ne pas parler des coûts de transport qui ont un impact faramineux sur l'écosystème et du suremballage qui remplie vos poubelles. Vous faites du recyclage: bravo, vous êtes tellement responsable! Vous vous assurez que vos produits de beauté ne sont pas testés sur des animaux? C'est une bien louable attention, après tout, ce n'est pas parce que pour faire ces produits, il faut tuer des baleines (pour le rouge à lèvre) et que ces dits produits seront testés sur des malaisiens à la place de lapins que vous devriez avoir la conscience troublée.

Reste que ce n'était pas de cela que je voulais traiter. Je voulais m'attaquer à la campagne publicitaire du la plaza St-Hubert: "Anouk est différente, elle aime latex et littérature". Bon, en soit ce n'est pas mauvais, mais encore faudrait-il qu'il y ait une boutique qui combine ces deux choses pour être originale. Lorsqu'on se rend compte qu'Anouk ne fait finalement que consommer ces deux choses, en quoi est-elle différente des autres? Que je sache, un boutique dépend d'une clientèle variée pour pouvoir tirer son épingle du jeu, alors il y a des tas de personnes qui bouquinent et des tas d'autres qui achètent des trucs de latex. N'est-il pas évident qu'Anouk n'est qu'une personne parmi tant d'autres personnes insignifiantes comme consommatrice? La même chose s'applique pour ces emos, ces skatteurs, ces rappeurs et finalement toute personne conformiste en tout lieu à la société de consommation.

Un truc qui m'avait fait rire, c'était cette publicité de téléphone cellulaire marginal ou bohème... en quoi quelqu'un qui désire absolument se faire déranger à tout moment de sa vie (je vois déjà la plupart d'entre vous qui voudraient m'exécuter sur le champs et qui me répondraient: mais je n'ai qu'à l'éteindre... pathétique!) peut-il honnêtement prétendre avoir une forme ou une autre d'une personne en marge de la société ou encore pire, bohème, qui vole de ses propres ailes, en s'aliénant un contrat stupide qui lui fournit un tas de publicités exclusives et de forfaits inutiles? La liberté n'est-elle pas faite entre autre de l'exclusion de harcèlement volontaire?

Je vous dit ça en sachant très bien que la grande majorité de mes amis sont ou deviendront des conformistes. Eux-mêmes ne l'assument pas toujours très bien, ils disent bien croire à une certaine forme d'idéalisme qu'ils anéantissent par leurs actions. Ce ne sont pas de mauvaises personnes pour autant, loin de là. On a tous le choix d'être libre (enfin, dans un cadre relativement modeste) et on peut faire des actions en ce sens ou non. Je pense simplement qu'il faut savoir qui on est et qu'en participant aux aspects de la société qu'on peut dénoncer en parole, on encourage ces mêmes aspects.

Il serait probablement intéressant d'analyser en détail mes défauts en ces termes: j'aime le fast-food et j'en mange sans tenir compte du restaurant. Par le fait même, j'encourage l'anti-syndicalisme, l'exploitation des jeunes, la monoculture alimentaire, la dégradation culturelle des traditions alimentaires, les contenants à usage unique (ça j'essaye d'éviter lorsque c'est possible) et ainsi de suite. Je considère simplement que ce n'est pas mon combat, mais au moins j'ai le mérite d'en être conscient. Parce qu'il est dur de vivre sans contradiction, peut-être devrait-on être indulgent envers ceux qui sont conscients de l'impact de leurs actions et qui sont avides d'informations. Là-dessus, je crois que j'en ai assez dit, bonne nuit!

samedi 28 avril 2007

Des péquenauds et des rames

Aujourd'hui, tous les banlieusards et les montréalais peuvent se prémunir de service de transport en commun gratuitement pour fêter l'inauguration de l'entrée du métro à Laval. J'ai été l'une de ces personnes qui sont parties du Terminus Montmorency pour découvrir le nouveau réseau sous le sol de l'île Jésus. En fait, pour être juste, j'allais travailler.

Dans l'ensemble, ce nouveau réseau de transport en commun est très intéressant. Ce que je trouve déplorable, c'est qu'il soit plein de péquenauds qui, on dirait, n'ont jamais vu le métro. Ces hurluberlus s'extasiaient bruyamment dans leurs nouvelles stations et ils étaient tout surpris de la direction du métro, s'étant assis sur les bancs du côté opposé à la direction du tunnel.

Je dois dire que je n'étais pas dans l'état d'esprit me permettant le mieux d'apprécier ces nouveaux services, car ma tête était absorbée par quelques pensées obscures que j'ai dû refouler de mon mieux durant une partie de la veillée d'hier soir. Après tout, le tunnel, bien que mieux éclairé et plus moderne du côté de la couronne nord, n'est fait que d'armature de béton, ce qui, entre nous, n'a pas de quoi payer une mine. Cependant, j'avais l'impression que d'autres passagers, d'une candide imbécillité, admirait cette "oeuvre d'art" et en était estomaqués. Après tout, ce n'est qu'une extension du monde "métro-boulot-dodo". Après tout, "La philosophie est l'art de s'émerveiller de toute chose" disait un ancien professeur. Bien que ce soit discutable, car c'est contre la philosophie utilitariste, mais voilà qui m'amène bien loin de mon sujet.

Je dois tout de même admettre que les stations et les terminus sont bien conçus. Je trouve néanmoins dommage de laisser de si belles structures entre les mains de la population de Laval, mais si ça peut empêcher quelques voitures de plus d'empuantiser l'atmosphère, pourquoi pas. Pour ma part, la nouvelle structure de transport en commun représente un désavantage majeure, étant donné que j'ai moins de circuits proches de chez moi et que ces derniers sont séparés dans deux terminus. Mais comme le collectivisme l'emporte sur l'individualisme et qu'il faut faire, contre mauvaise fortune bon coeur, je crois qu'il faut saluer cet investissement.