samedi 4 mai 2013

Lavage

Il y a, sur les ondes de la première chaine de Radio-Canada, une émission qui s’appelle le lavage de la semaine et que j’écoute lorsque j’arrive assez tard au travail. J’adore cette émission, mais là n’est pas l’objet de mon propos : j’ai démarré une brassée de lavage et dans l’attente de chevaucher mon vélo pour profiter de la température plutôt clémente, je griffonne à la hâte une entrée, devenue si irrégulière, sur mon blog. Du haut du deuxième étage, la rue est baignée de soleil. Je repense à ma soirée d’hier, où, avec ma tendre moitié, nous avons été au lancement du cours métrage de la sœur de mon ami Oscar dans un environnement tout à fait inusité : le cabaret Cléopâtre. Voilà longtemps que j’avais eu autant de plaisir, pas tant pour l’ambiance particulière de ce lieu qui, s’il était haut en couleur, n’en était pas moins déprimant, mais bien par la présence de mon ami, de son frère, de sa sœur et de Patrick, que je n’avais pas vu depuis bientôt 3 ans. Bref, un bien beau moment que je me remémore et que je voulais vous partager, amis lecteurs.

samedi 23 février 2013

Déménagement

Je déménage Ça y est, je suis en processus de déménagement. Aujourd’hui, mon appartement est sans dessus-dessous. C’est là que je réalise tout ce qu’on peut emmagasiner de superflus dans la vie. Petit moment de réflexion avant de déménager rejoindre ma douce : dernier bain dans cette baignoire, dernier dodo dans ce lit, dernière journée entre ces murs. Je ne me suis jamais vraiment attaché à dire que c’était chez moi, mais le fait de quitter me fait réaliser que c’était quand même un peu le cas. Je suis mêlé : d’une part, je suis heureux d’aller rejoindre mon amour et de commencer à vivre avec elle. De l’autre, cela signifie la fin d’une époque. Je ne veux pas voir tout à travers le filtre de la mélancolie : j’ai hâte aux beaux moments qui m’attendent. Le changement est quelque chose qu’il faut apprivoiser : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme!

lundi 29 octobre 2012

L’été est fini

Déjà l’automne a amené ses couleurs et les feuilles partent des arbres, arrachées par des bourrasques de vent qui les font danser et sur lesquelles poignent les pâles lueurs d’un soleil blafard de plus en plus absent. La nuit étend son règne, les arbres ploient, le fin crachin humecte nos chaussures et, quelque part, on se sent parfois troublé par les aléas de cette température un peu maussade.

mercredi 25 juillet 2012

Faut-il manger de la viande

Je ne m’en cache pas, le texte le plus lu de mon blogue est l’article « Pourquoi faut-il manger de la viande », un brulot dont le seul but avoué était de faire réagir mon amie Angélique, ce qu’elle a fait. J’ai reçu nombre de commentaires d’internautes qui m’ont sermonné et traité de tous les noms.

Aujourd’hui, à la suite de l’écoute d’une conférence : « Food That Kills », j’ai réalisé un peu l’aberration de vouloir manger de la viande à chaque repas : l’histoire du sang plein de gras m’a parlé bien plus que tout ce qu’on m’a déjà dit. Après tout, si on finit par avoir le sang si gras qu’il a plus de mal à circuler et que c’est évitable…

Cela rejoint les inquiétudes que j’ai dans mes réseaux sociaux : plusieurs de mes amis font de l’embonpoint ou sont obèses, la plupart de mes amis sont, d’après moi, en mauvaise santé. Je ne juge personne ici et je ne déclare pas être un modèle à suivre, je trouve simplement étonnant que tant de personnes dans la force de l’âge aient autant de problèmes de santé. C’est un peu inquiétant de vouloir faire de l’exercice physique et de se sentir seul (ou presque) à pouvoir ou vouloir s’activer.

Depuis une semaine, j’ai tenté de faire un effort supplémentaire pour manger moins de viande et plus de grains, de légumineuses et de fruits et légumes. Je n’ai pas changé mes autres paramètres, j’imagine qu’on voit les bénéfices à plus long terme. Pour l’instant, à part d’avoir éliminé les « coups de barre », je n’ai pas vu d’autres effets.

Je croyais vraiment être la dernière personne à pouvoir être convaincue des effets néfastes de manger trop de viande : force est d’admettre qu’il est plus facile d’entamer une réflexion lorsqu’on a des exemples de problèmes à profusion et que cette viande, qu’on affectionne tant, coûte de plus en plus cher, sans parler de l’impact environnemental désastreux qu’elle occasionne et qui, comme société, nous afflige de plus en plus.

Je pense qu’avec le recul, il est utile de reformuler mon premier article et d’admettre qu’il est possible de faire des erreurs. Comme dans toutes choses, il est utile de modérer : je pense qu’il est donc possible de manger de la viande et d’être en bonne santé, si on n’en abuse pas.

Le retour du balancier (de vélo)

Lors de la dernière fin de semaine, ma chérie et moi sommes allés faire une romantique escapade à vélo aux îles de Boucherville. J’adore faire du vélo et le fait de partager cette passion avec mon amour est d’autant plus agréable lorsque l’on s’émerveille à deux de découvrir la beauté que la nature nous offre. Je recommande fortement à quiconque aime la nature d’aller découvrir ce merveilleux parc si près de Montréal.

Le côté un peu moins rose de cette épopée (outre quelques courbatures pour ma chérie comme pour moi) fut que mon frein arrière accotait sur mon pneu, du moins c’était ce que je croyais. Aussi ais-je décidé aujourd’hui de remonter sur mon vélo, question de m’élancer dans Montréal pour dépenser mon énergie et m’amuser un peu. Or, comble de malheur, ce n’est pas le frein qui accotait sur mon pneu, c’est ma roue qui était désaxée parce qu’un rayon s’est brisé. Cela veut dire un tour chez le réparateur… pour la cinquième fois cet été! Au début, d’accord, le manque d’entretien l’année passée était flagrant et j’avais une crevaison… mais après cinq fois, ça commence à faire mal au budget.

Je me suis dit dernièrement : « tu es assez grand pour changer ta chambre à air toi-même » alors je suis allé m’acheter les outils nécessaires… pour finir par poser cinq rustines sur ma chambre à air qui a crevée encore une fois. Les fois où j’ai tenté de réparer moi-même mon vélo resteront à jamais inscrites dans les anales des réparateurs du dimanche : je détruis plus que je répare. Comme quoi, parfois, il faut plus que de bonnes intentions! Ma chérie me recommandait dernièrement de prendre des cours pour apprendre à démonter moi-même mon vélo de fond en comble : je pense éventuellement tirer parti de cette recommandation!

Je vous partage ces réflexions, amis lecteurs, d’une part parce que je n’ai rien écrit depuis belle lurette et d’autre, parce que c’est un moyen pour moi de ventiler de ma nouvelle mésaventure. Si je calcule le nombre de kilomètres parcourus et de réparations, je crois qu’il vaut mieux pour moi me déplacer en auto, essence comprise, car c’est beaucoup moins cher que le vélo.

vendredi 13 avril 2012

Dialogue interne

- Hostie de pleutre de merde, je vais lui enfoncer son texte dans la gorge à cet ours mal léché.
- As-tu vraiment besoin de te fâcher, est-ce que c’est vraiment important? As-tu de l’énergie à dépenser à être en colère? Pour reprendre tes mots : « As-tu appris ta leçon, hostie »?
- Qu’importe si je souffre toute ma vie pour avoir dénoncé l’injustice, pourfendu l’iconoclaste et déboulonné les imposteurs, les fraudeurs, les fauteurs de trouble : le bonheur est une ambition de petites gens.
- Cher grandiloquent personnage, ce que ta plume se gonfle de suffisance quand tu prétends prendre sur ton dos tous les problèmes de la Terre. Ne te reproche-t-on pas cette attitude belliqueuse d’infatuation, ta logorrhée ineffable et ses partis-pris aux accents chevaleresques doublés d’un discours de pataphysicien? C’est à se demander si Stéphane Mallarmé n’est pas un pré requis avant de te lire.
- Ce que c’est beau quand j’écris et que je suis fâché, j’aime me lire, me relire et admirer le reflet de mon génie devant les béotiens que j’éduque par bonté d’âme.
- Tu caches tes faiblesses par ces coups d’éclat qui n’ont d’ailleurs de public enthousiaste que ton ego narcissique. Réfléchis un peu : « la parole est d’argent, mais le silence est d’or ». Tes mots seront plus puissants si tu prends le temps de te calmer au lieu de faire des déclarations à l’emporte-pièce. D’ailleurs, ne te portes-tu pas mieux depuis que tu m’écoutes?
- …
- « L'homme est un apprenti, la douleur est son maître, Et nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert. » - Alfred de Musset. Maintenant que tu te connais, respecte-toi et respecte les autres, on finit par accomplir beaucoup plus de choses lorsque l’on véhicule son contenu dans le bon contenant.

mardi 27 mars 2012

Martinir un texte

Je sais très bien que martinir n’est pas encore un verbe dans la langue française, mais mon néologisme se veut une manière de traiter de Richard Martineau, qui, selon moi, est un mal nécessaire pour la société québécoise. J’ai choisi de lui donner un verbe du 2e groupe, parce que je considère qu’il est assez irrégulier comme type. J’ai découvert ce journaliste dans la chronique « Onde de choc » du journal « Voir » et j’admets avoir été séduit par son insolence et ses propos politiquement incorrects. C’était un plaisir de le lire, un peu comme si Pierre Falardeau faisait un procès d’intention à André Pratte, les sacres en moins.

Or, depuis déjà quelques années, Martineau a vendu son âme à Quebecor, dans l’idée, j’imagine, d’avoir un plus grand lectorat. Cet apôtre du néolibéralisme crasseux propre au pacha fasciste Pierre-Karl Péladeau se donne des airs populistes derrière des chroniques abrutissantes lorsqu’il est question d’économie. Bien sûr, il est, selon lui, l’ardent défenseur de la veuve et de l’orphelin, l’homme à la logique implacable : plus autosuffisant tu lis des publireportages d’André Pratte. Par contre, quand vient le temps de trainer dans la boue Pauline Marois, Rima Elrouki, les grévistes qui bafouent les lois ou d’autres clowns du genre, là on s’amuse ferme en le lisant.

Moi, mon petit moi, je l’admire parce qu’il est à la fois Québécois et capable de prendre parti pour une cause. Je ne suis pas d’accord avec lui la plupart du temps, mais quand certains groupes de la diaspora d’opinions officielles des Québécois et Québécoises [sic] m’emmerdent plus souvent qu’à leur tour, il faut une plume acérée pour crever les ego surfaits. La rigidité intellectuelle m’effraye parce que j’ai l’impression que nous n’entendons souvent que les mêmes chantres nous raconter leurs fables bonnes à dormir debout. Collectivement, quand il dit que les artistes n’ont qu’une seule et même opinion, je ne peux qu’être d’accord avec lui.

Cependant, le mot impartial ne fait pas parti de son vocabulaire : il pourrait très bien livrer son patron pieds et mains lié en pâture aux lecteurs, mais il s’en empêche. Richard Martineau n’est donc pas libre de tremper sa plume dans le vitriol quand vient le temps de mordre la main qui le nourrit. Pourtant, si quelqu’un devait informer les citoyens qu’on dilapide les fonds publics en finançant l’amphithéâtre de Québec, ça devrait être lui, mais non, l’obséquiosité est dominante : sa critique est tellement faible qu’elle fait passer Benoit Lefebvre pour un journaliste d’opinion.

Bref, je crois que la polémique qu’engendrent ses textes permet de brasser des idées préconçues, de simplement débattre un peu dans une société frigide à l’idée de briser le précieux statuquo. Le martinissage est donc essentiel pour préserver une société vigilante devant les choix qui s’offrent à elle… à condition d’avoir avec soi son petit livre d’auto-défense intellectuelle!