On prête à Voltaire la phrase suivante : « Je ne suis pas d’accord avec un mot de ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous aillez le droit de le dire ». Cela ressemble un peu à ma position sur la hausse des frais de scolarité : je ne suis pas d’accord avec l’avis des manifestants, mais laissez-les manifester. Je ne suis pas non plus de ceux qui croient qu’un coup de matraque donné à un manifestant pacifique permet de garantir la sécurité de l’ordre public. Sous aucun prétexte, une violence illégitime ne doit provenir des forces de l’ordre : c’est une question de droit humain. J’irais même jusqu’à dire, simplement pour être provocant, que vous devriez aller vivre dans une dictature totalitaire et vous faire tabasser sans raison si vous n’êtes pas d’accord avec moi!
Bon, je ne dis pas que les forces de l’ordre ne peuvent employer la coercition pour calmer certains esprits échauffés, juste que ces actions soient ciblées envers les fauteurs de trouble. En ayant vu la police de Montréal mettre à mal plusieurs étudiants pourtant pacifiques, cela me donnait l’impression d’être dans les rues de Toronto pendant le G-8 : il n’y a plus beaucoup de différence avec 1984. Rappelons-le, cet événement piteux pour la démocratie nous ramène au niveau des pires dictatures, comme l’Allemagne de l’Est et je pense que tous ceux qui ont pris part à cette agression gratuite devraient être condamnés à la prison à vie.
Cela dit, j’ai également mon opinion sur les frais de scolarité, et, dans le contexte actuel, je suis simplement contre le statu quo, vu l’état lamentable des établissements d’enseignement postsecondaire: manque de professeurs, installations vétustes, technologies datant d’un autre âge, etc. En laissant ainsi les choses se dégrader, je pense que rien n’y fera et nous continuerons de nous appauvrir collectivement, tout en favorisant « les usines à diplômes ».
Paradoxalement, chaque université se vante éhontément de ses nouvelles structures et de rénovations entreprises à grands frais, sans qu’aucun pouvoir de gestion ne puisse intervenir à cause d’une vieille loi féodale garantissant l’obscurantisme sur les comptes des universités, pourtant redevables des finances publiques. D’après moi un sérieux ménage s’impose avant de changer quoi que ce soit :
• Tous les organismes tributaires du financement public devraient être obligés de rendre des comptes.
• Tous les organismes d’enseignement devraient également avoir l’interdiction de faire des campagnes de promotion avec nos impôts.
• Tous les gestionnaires incompétents devraient être renvoyés sur-le-champ et les primes de départ devraient être plafonnées.
Par après, pour s’assurer d’une équité en matière de financement, le gouvernement devrait installer un système proportionnel où l’étudiant paye un pourcentage de son éducation et le gouvernement la balance. Ainsi, pour toute augmentation des frais de scolarité, le gouvernement devrait lui aussi s’engager à investir plus d’argent. Pour rendre ce fardeau plus aisé, les étudiants devraient avoir leurs frais de scolarité prélevés sur les revenus qu’ils auront APRÈS avoir étudié, et ce, proportionnellement à leur revenu. Il me semble, à mon humble avis de profane, qu’il s’agit là de lucidité et non d’une hérésie telle qu’une augmentation débridée des frais de scolarité sans engagement clair du gouvernement. Je prêche pour le pragmatisme et selon moi, il ne provient pas de la gratuité scolaire, parce que nous ne sommes pas prêts, en tant que société, à faire ce changement qui pourrait être tout à fait justifiable. Rappelons également que l’éducation est un droit et que ceux qui croient qu’il s’agit d’un privilège devraient aller vivre ailleurs.
jeudi 23 février 2012
vendredi 13 janvier 2012
Énigme de Louis-David
Comme à chaque année depuis maintenant six ans, je conçois une énigme pour mon ami Louis-David à l'occasion de son anniversaire, ce qui me permet de me casser les méninges pour essayer de trouver quelque chose à sa hauteur. L'année passée, je lui ai fait une énigme que j'ai publiée ici, alors je tente à nouveau l'expérience et je vous encourage à tenter de la résoudre. Si vous trouvez la solution, prière de m'envoyer un courriel.
mercredi 30 novembre 2011
Projet de loi C-10 : le C-4 social
Je me permets de féliciter le ministre Jean-Marc Fournier pour avoir tenu tête à son homologue d’Ottawa concernant le projet de loi C-10. Ce geste démontre à quel point les Québécois croient davantage en la réhabilitation, un choix que nous avons toujours défendu.
Au fil du temps, nous avons prouvé que cette méthode diminue les coûts sociaux de la criminalité. Elle permet à des individus ayant commis des crimes de réintégrer la société de manière constructive, en contribuant à son essor social et économique. Elle intègre plutôt que d’imprimer aux contrevenants une marque indélébile de mépris et d’ostracisation.
Je crois que la majorité des jeunes suivant un programme de réhabilitation se portent mieux. Il existe évidemment des exceptions : à cela, j’adhère à la pensée d’Éric Bergeron dans son article « Essentielle, la répression » publiée dans LaPresse.ca le 30 novembre 2011: « Pour certains délinquants, la répression est la forme la plus utile de réhabilitation. Ce sont des jeunes qui, dès le jeune âge, sont fortement criminalisés, présentent des éléments de personnalité psychopathiques et toutes les recherches montrent clairement que les interventions sont inefficaces sur eux. »
Cependant, je me poserais d’abord la question : « Comment pouvons-nous discerner ces jeunes ». Il me semblerait injuste de les considérer a priori passibles de répression, ce qui irait a contrario du principe d’innocence de notre système légal. Il va sans dire que j’appuierais uniquement cette démarche si ces programmes « répressifs » sont couplés à des moyens de réhabilitation probants et ajustés à la personne.
Certains tenants du projet de loi C-10 estiment que les statistiques qui font état de la baisse de la criminalité, de manière généralisée, ne sont pas un argument valable pour démontrer l’efficacité des programmes de réhabilitation. Cependant, les données montrent également que le Québec est l’une des provinces canadiennes où il se produit le moins d’incident par 100 000 habitants, si l’on se fie à une recherche de Statistique Canada sur le taux de criminalité par sentences pour chaque territoire et provinces de 2006. Notre approche de réhabilitation pourrait-elle être en cause? Si l’on s’aventure dans le domaine de la recherche, l’ensemble des travaux de Paul E. Gendreau (de l’Université du Nouveau-Brunswick) portant sur la réhabilitation semble démontrer l’efficacité de cette approche.
Alors, j’invite mes détracteurs à me soumettre des preuves que le projet de loi C-10 améliorera la société canadienne et qu’il n’est pas qu’un tissu de valeurs et d’opinions conservatrices sans fondement scientifique qui coûtera très cher à notre société. Certains me penseront idéaliste, car je crois à la capacité de l’être humain de s’ajuster à son environnement, à la réhabilitation des éléments perturbateurs, au pardon, à la sincérité : ce sont mes valeurs. Je pense que ces valeurs font également appel à l’intelligence d’une société qui ne souhaite pas investir dans des programmes répressifs qui n’apportent en définitive, que de la misère humaine.
Au fil du temps, nous avons prouvé que cette méthode diminue les coûts sociaux de la criminalité. Elle permet à des individus ayant commis des crimes de réintégrer la société de manière constructive, en contribuant à son essor social et économique. Elle intègre plutôt que d’imprimer aux contrevenants une marque indélébile de mépris et d’ostracisation.
Je crois que la majorité des jeunes suivant un programme de réhabilitation se portent mieux. Il existe évidemment des exceptions : à cela, j’adhère à la pensée d’Éric Bergeron dans son article « Essentielle, la répression » publiée dans LaPresse.ca le 30 novembre 2011: « Pour certains délinquants, la répression est la forme la plus utile de réhabilitation. Ce sont des jeunes qui, dès le jeune âge, sont fortement criminalisés, présentent des éléments de personnalité psychopathiques et toutes les recherches montrent clairement que les interventions sont inefficaces sur eux. »
Cependant, je me poserais d’abord la question : « Comment pouvons-nous discerner ces jeunes ». Il me semblerait injuste de les considérer a priori passibles de répression, ce qui irait a contrario du principe d’innocence de notre système légal. Il va sans dire que j’appuierais uniquement cette démarche si ces programmes « répressifs » sont couplés à des moyens de réhabilitation probants et ajustés à la personne.
Certains tenants du projet de loi C-10 estiment que les statistiques qui font état de la baisse de la criminalité, de manière généralisée, ne sont pas un argument valable pour démontrer l’efficacité des programmes de réhabilitation. Cependant, les données montrent également que le Québec est l’une des provinces canadiennes où il se produit le moins d’incident par 100 000 habitants, si l’on se fie à une recherche de Statistique Canada sur le taux de criminalité par sentences pour chaque territoire et provinces de 2006. Notre approche de réhabilitation pourrait-elle être en cause? Si l’on s’aventure dans le domaine de la recherche, l’ensemble des travaux de Paul E. Gendreau (de l’Université du Nouveau-Brunswick) portant sur la réhabilitation semble démontrer l’efficacité de cette approche.
Alors, j’invite mes détracteurs à me soumettre des preuves que le projet de loi C-10 améliorera la société canadienne et qu’il n’est pas qu’un tissu de valeurs et d’opinions conservatrices sans fondement scientifique qui coûtera très cher à notre société. Certains me penseront idéaliste, car je crois à la capacité de l’être humain de s’ajuster à son environnement, à la réhabilitation des éléments perturbateurs, au pardon, à la sincérité : ce sont mes valeurs. Je pense que ces valeurs font également appel à l’intelligence d’une société qui ne souhaite pas investir dans des programmes répressifs qui n’apportent en définitive, que de la misère humaine.
mercredi 16 novembre 2011
Maintenant que j’ai le temps
Je commence à peine à revenir sur terre de tout ce qui m’est arrivé cet été en Europe : par moment, j’en rêve encore la nuit et ce parfum d’aventure semble vouloir m’emmener avec lui capter les effluves d’une société différente. J’ai commencé par vivre beaucoup d’amertume au contact de ma société : je trouvais que les Québécois ne savaient pas conduire, qu’ils n’avaient aucune idée comment débattre, qu’ils manquaient éhontément de couilles et que tout le monde se conformait sans trop se poser de questions. Qui plus est, il ne faut jamais toucher ou parler de notre vache sacrée : le Statu quo. Les étudiants manifestent encore pour le gel des frais de scolarité : je comprends mal pourquoi ces personnes n’appuieraient pas un dégel proportionnel, un dégel avec augmentation des bourses (pour diminuer l’écart des classes moins bien nanties, selon des économistes, le gel favorise les classes moyennes et aisées) ou carrément l’option de Québec Solidaire, la gratuité. La logique la plus élémentaire est de voir que le gel contribue à la diminution des services offerts aux étudiants (à cause de l’inflation) et nuit par conséquent, à ces mêmes étudiants. Pourquoi s’obstiner à se battre pour avoir quelque chose qui ne fait pas ses preuves? Pourquoi avons-nous encore des commissions scolaires? Pourquoi Hydro fait-il des barrages alors que les gens n’en veulent pas, mais continuent à augmenter leur demande en énergie?
L’Europe (et la France surtout) n’est pas exempte de contradictions sociales épouvantables et bien pires que les nôtres, qui semblent bénignes quand on les compare. La dégradation du pouvoir d’achat, on la vit ici, mais ce n’est absolument rien à côté de ce qui se passe depuis l’arrivée de l’Euro en France. Nos dirigeants ne tiennent pas des propos racistes sans avoir des conséquences. En général, les personnes que l’on croise sur la rue sont aimables, pas trop stressées et elles nous aident quand une situation particulière nous arrive (par exemple, échapper ses documents ou simplement tomber de son vélo). Nous n’avons pas la crainte des noirs et des Magrébins comme l’ont les Français. Qui plus est, les immigrants que nous avons se sentent beaucoup plus Québécois (ou Canadiens) que les immigrants en France se sentent Français (c’est une insulte pour plusieurs d’entre eux). On est quand même capable de se trouver un travail au Québec, ce n’est pas si difficile que ça et généralement, il correspond à ce que nous attendons d’un travail. Nos patrons et nos dirigeants, nous les tutoyons souvent, ils nous parlent et ils mangent parfois à la même cafétéria que nous. Liberté, égalité, fraternité ? Je pense qu’on le vit plus en Nouvelle-France!
Cela dit, après un certain temps d’adaptation, il me semble me retrouver parmi mes semblables, avec leurs histoires, leurs aspirations, le tout sans chichis. Je finis par mieux comprendre ce peuple avec qui je me suis toujours défini par opposition. Heureux qui comme Ulysse, a fait un long voyage!
L’Europe (et la France surtout) n’est pas exempte de contradictions sociales épouvantables et bien pires que les nôtres, qui semblent bénignes quand on les compare. La dégradation du pouvoir d’achat, on la vit ici, mais ce n’est absolument rien à côté de ce qui se passe depuis l’arrivée de l’Euro en France. Nos dirigeants ne tiennent pas des propos racistes sans avoir des conséquences. En général, les personnes que l’on croise sur la rue sont aimables, pas trop stressées et elles nous aident quand une situation particulière nous arrive (par exemple, échapper ses documents ou simplement tomber de son vélo). Nous n’avons pas la crainte des noirs et des Magrébins comme l’ont les Français. Qui plus est, les immigrants que nous avons se sentent beaucoup plus Québécois (ou Canadiens) que les immigrants en France se sentent Français (c’est une insulte pour plusieurs d’entre eux). On est quand même capable de se trouver un travail au Québec, ce n’est pas si difficile que ça et généralement, il correspond à ce que nous attendons d’un travail. Nos patrons et nos dirigeants, nous les tutoyons souvent, ils nous parlent et ils mangent parfois à la même cafétéria que nous. Liberté, égalité, fraternité ? Je pense qu’on le vit plus en Nouvelle-France!
Cela dit, après un certain temps d’adaptation, il me semble me retrouver parmi mes semblables, avec leurs histoires, leurs aspirations, le tout sans chichis. Je finis par mieux comprendre ce peuple avec qui je me suis toujours défini par opposition. Heureux qui comme Ulysse, a fait un long voyage!
samedi 1 octobre 2011
En trait bref
Je me suis levé à 4h30 ce matin, pour aller travailler. J'habite et travaille à Montréal. J'espère ne plus jamais avoir à faire ça de ma vie. J'ai horreur de me lever tôt. Je ne me rappelle pas avec beaucoup de précision la dernière fois où je me suis réveillé à 4h30 le matin (en fait si, mais ça n'impliquait pas de sortir du lit).
Le travail, c'est la santé... on dit que l'avenir appartient à ceux qui se lève tôt, moi je dis qu'il appartient à ceux qui se couchent tard et pour qui les matins devraient permettre de compenser pour le peu de sommeil qu'ils ont accumulé durant la nuit. Entre temps, j'irai travailler!
Le travail, c'est la santé... on dit que l'avenir appartient à ceux qui se lève tôt, moi je dis qu'il appartient à ceux qui se couchent tard et pour qui les matins devraient permettre de compenser pour le peu de sommeil qu'ils ont accumulé durant la nuit. Entre temps, j'irai travailler!
mercredi 21 septembre 2011
Les brèves
La fin de mon périple
Mon avant-dernière journée à Frankfurt, j’ai fait le tour de la ville avec un audioguide, en prenant toutefois soin de goûté quelques spécialités locales, dont la fameuse saucisse de Frankfurt et un fameux fromage, le Handkasse. J’ai appris beaucoup sur cette ville qui a été presque entièrement rasée durant la Deuxième Guerre mondiale (97% en fait). J’ai également rencontré une esthéticienne japonaise à qui j’ai fait conversation pendant un bon moment. Nous avons dégusté ensemble la saucisse de Frankfurt et je me demandais pourquoi ne prenait-elle pas de bière pour la digérer. La réponse : elle avait bu beaucoup, car elle avait fait de l’insomnie!
Je crois que hormis quelques faits, la fin de mon voyage n’a rien d’un séjour particulièrement intéressant à raconter : retour en Alsace, question d’aller voir Gérard et Marie Josée pour aller chercher mes choses et leur raconter mon périple en Allemagne. J’ai eu cette étrange impression, en arrivant proche de la frontière, de respirer un peu mieux. Il y avait un groupe de musiciens américains qui jouaient de la guitare pendant que nous attendions le train et je suis allé chanter avec eux, question de tromper l’ennui d’être un peu trop seul avec moi-même. Dans mes réflexions, ces gens de passage, ces sourires de compassion et une douleur lancinante à la poitrine, l’angoisse du retour.
À mon retour en Alsace, j’étais heureux de revoir mes hôtes qui m’avaient reçu à bras ouverts, sans méfiance, avec leur cœur et de connaître leur fils Daniel, dont il m’avait tant parlé. Nous sommes allés observer les vendanges, que Gérard m’expliquait comme s’il s’agissait de la chose la plus naturelle du monde! J’enviais ces mines heureuses après une laborieuse journée de travail et cette atmosphère de franche camaraderie qui s’en dégageait.
Il me semble que la soirée s’est déroulée à toute vitesse : je me suis couché relativement tôt, ayant toutefois pris soin de transférer mes photos sur leur ordinateur, de leur parler de mon périple sans oublier de mentionner ma belle bavaroise! Gérard me taquinait en parlant de mariage et moi je souriais pour étouffer mes soupirs. Décidément, les Européennes me manqueront!
Le lendemain, très tard il est vrai, j’ai pris le train en direction de Paris, pour aller rejoindre Nabil, à qui j’ai demandé l’hospitalité quelques heures auparavant! En prenant congé de l’Alsace, la terre de l’hospitalité, de la générosité et de l’amitié, j’ai à nouveau voulu pleurer, comme si le monde, tel que je le connaissais, allait s’effondrer en me rapprochant de l’heure fatidique du départ. Heureusement pour moi, Nabil ne l’entendait pas ainsi et dès mon arrivée, nous avons festoyé nos retrouvailles au Bœuf Couronné, restaurant parisien servant les meilleures pièces de viande en ville, où nous avons fait notre repas d’une côte de bœuf de 1,2kg, arrosée d’un bon vin et d’un somptueux dessert!
J’ai profité de mes derniers jours à Paris pour aller explorer la ville des lumières à pied, m’arrêtant seulement pour manger ou pour visiter des musées! J’ai également croisé Céline, que j’avais rencontrée en voilier au Québec, qui a bien voulu me faire l’honneur de me faire découvrir un chouette restaurant du 1er. En gros, je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de choses dignes d’intérêt à raconter : tout le monde connait le Louvre, la tour Eiffel et le centre des archives n’intéressent probablement que moi. Les gens n’auront peut-être pas rencontré rencontrés Cyril et Jim, mais je ne sais pas à quel point le fait de diner avec un inconnu dans un parc et de parler d’économie mondiale et de grimper dans la tour Eiffel à pied avec un type de 75 ans trop motivé font vraiment avancer mon récit! Précisons toutefois que ces excursions et ces rencontres ont été forts agréables!
Toujours est-il que je suis parvenu à la fin de mon voyage, en célébrant avec la meilleure bouteille que j’ai pu trouvée (amusante anecdote : à la SAQ, on demande conseil aux préposés sur place, en France, on demande conseil aux consommateurs, dans mon cas un très gentil couple de Parisiens, originaire de Normandie et amoureux du Québec) en compagnie de mon hôte et de sa professeure de massage, qui aura bien voulu nous faire l’honneur de se joindre à nous pour finir ce repas en beauté.
Le lendemain, je partais en RER vers Charles-de-Gaule, courant dans cet immense labyrinthe, heureux d’être allé marcher seul hier pour faire du ménage dans mes idées, mais avec une certaine part d’amertume de ne pas avoir embrassé de Française de mon voyage. J’avais également le regret de ne pas être sorti en boite, où d’avoir pu voir Eva, une chouette étudiante Parisienne que j’ai rencontrée à Lyon, ou Mariette, une Bretonne croisée à Marseille, qui devait être à Paris pendant mon séjour. Puis, comme dans toutes circonstances, on finit par en rire! Qu’à cela ne tienne, la vie continue : je peux sortir en boite chez moi, les filles pourront venir me voir à Montréal et pour le reste on verra ! J’aurai adoré mon voyage, plus qu’il serait possible de le dire, car les gens qui l’ont composé m’ont apporté beaucoup de bien. Je suis retourné au Québec avec un grand sourire, content de retrouver ma famille et mes amis qui m’avaient manqué.
Depuis, j’ai emménagé dans mon nouvel appartement à Montréal et sous peu, je passerai une entrevue pour aller travailler en déficience intellectuelle. J’ai bien hâte de vous en dire plus. L’avenir me réserve encore beaucoup de choses et j’ai hâte de vous en faire part.
Mon avant-dernière journée à Frankfurt, j’ai fait le tour de la ville avec un audioguide, en prenant toutefois soin de goûté quelques spécialités locales, dont la fameuse saucisse de Frankfurt et un fameux fromage, le Handkasse. J’ai appris beaucoup sur cette ville qui a été presque entièrement rasée durant la Deuxième Guerre mondiale (97% en fait). J’ai également rencontré une esthéticienne japonaise à qui j’ai fait conversation pendant un bon moment. Nous avons dégusté ensemble la saucisse de Frankfurt et je me demandais pourquoi ne prenait-elle pas de bière pour la digérer. La réponse : elle avait bu beaucoup, car elle avait fait de l’insomnie!
Je crois que hormis quelques faits, la fin de mon voyage n’a rien d’un séjour particulièrement intéressant à raconter : retour en Alsace, question d’aller voir Gérard et Marie Josée pour aller chercher mes choses et leur raconter mon périple en Allemagne. J’ai eu cette étrange impression, en arrivant proche de la frontière, de respirer un peu mieux. Il y avait un groupe de musiciens américains qui jouaient de la guitare pendant que nous attendions le train et je suis allé chanter avec eux, question de tromper l’ennui d’être un peu trop seul avec moi-même. Dans mes réflexions, ces gens de passage, ces sourires de compassion et une douleur lancinante à la poitrine, l’angoisse du retour.
À mon retour en Alsace, j’étais heureux de revoir mes hôtes qui m’avaient reçu à bras ouverts, sans méfiance, avec leur cœur et de connaître leur fils Daniel, dont il m’avait tant parlé. Nous sommes allés observer les vendanges, que Gérard m’expliquait comme s’il s’agissait de la chose la plus naturelle du monde! J’enviais ces mines heureuses après une laborieuse journée de travail et cette atmosphère de franche camaraderie qui s’en dégageait.
Il me semble que la soirée s’est déroulée à toute vitesse : je me suis couché relativement tôt, ayant toutefois pris soin de transférer mes photos sur leur ordinateur, de leur parler de mon périple sans oublier de mentionner ma belle bavaroise! Gérard me taquinait en parlant de mariage et moi je souriais pour étouffer mes soupirs. Décidément, les Européennes me manqueront!
Le lendemain, très tard il est vrai, j’ai pris le train en direction de Paris, pour aller rejoindre Nabil, à qui j’ai demandé l’hospitalité quelques heures auparavant! En prenant congé de l’Alsace, la terre de l’hospitalité, de la générosité et de l’amitié, j’ai à nouveau voulu pleurer, comme si le monde, tel que je le connaissais, allait s’effondrer en me rapprochant de l’heure fatidique du départ. Heureusement pour moi, Nabil ne l’entendait pas ainsi et dès mon arrivée, nous avons festoyé nos retrouvailles au Bœuf Couronné, restaurant parisien servant les meilleures pièces de viande en ville, où nous avons fait notre repas d’une côte de bœuf de 1,2kg, arrosée d’un bon vin et d’un somptueux dessert!
J’ai profité de mes derniers jours à Paris pour aller explorer la ville des lumières à pied, m’arrêtant seulement pour manger ou pour visiter des musées! J’ai également croisé Céline, que j’avais rencontrée en voilier au Québec, qui a bien voulu me faire l’honneur de me faire découvrir un chouette restaurant du 1er. En gros, je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de choses dignes d’intérêt à raconter : tout le monde connait le Louvre, la tour Eiffel et le centre des archives n’intéressent probablement que moi. Les gens n’auront peut-être pas rencontré rencontrés Cyril et Jim, mais je ne sais pas à quel point le fait de diner avec un inconnu dans un parc et de parler d’économie mondiale et de grimper dans la tour Eiffel à pied avec un type de 75 ans trop motivé font vraiment avancer mon récit! Précisons toutefois que ces excursions et ces rencontres ont été forts agréables!
Toujours est-il que je suis parvenu à la fin de mon voyage, en célébrant avec la meilleure bouteille que j’ai pu trouvée (amusante anecdote : à la SAQ, on demande conseil aux préposés sur place, en France, on demande conseil aux consommateurs, dans mon cas un très gentil couple de Parisiens, originaire de Normandie et amoureux du Québec) en compagnie de mon hôte et de sa professeure de massage, qui aura bien voulu nous faire l’honneur de se joindre à nous pour finir ce repas en beauté.
Le lendemain, je partais en RER vers Charles-de-Gaule, courant dans cet immense labyrinthe, heureux d’être allé marcher seul hier pour faire du ménage dans mes idées, mais avec une certaine part d’amertume de ne pas avoir embrassé de Française de mon voyage. J’avais également le regret de ne pas être sorti en boite, où d’avoir pu voir Eva, une chouette étudiante Parisienne que j’ai rencontrée à Lyon, ou Mariette, une Bretonne croisée à Marseille, qui devait être à Paris pendant mon séjour. Puis, comme dans toutes circonstances, on finit par en rire! Qu’à cela ne tienne, la vie continue : je peux sortir en boite chez moi, les filles pourront venir me voir à Montréal et pour le reste on verra ! J’aurai adoré mon voyage, plus qu’il serait possible de le dire, car les gens qui l’ont composé m’ont apporté beaucoup de bien. Je suis retourné au Québec avec un grand sourire, content de retrouver ma famille et mes amis qui m’avaient manqué.
Depuis, j’ai emménagé dans mon nouvel appartement à Montréal et sous peu, je passerai une entrevue pour aller travailler en déficience intellectuelle. J’ai bien hâte de vous en dire plus. L’avenir me réserve encore beaucoup de choses et j’ai hâte de vous en faire part.
jeudi 1 septembre 2011
Réflexion avant départ
Voilà maintenant deux mois et demi que je ne suis plus la politique canadienne et québécoise. Je n'ai pas été voir une seule fois les nouvelles de mon pays, j'ai juste écouté les informations locales. Depuis ce temps, je porte les mêmes vêtements et les mêmes chaussures et je n'ai pris qu'une seule fois un bain en Europe.
Voilà tout aussi longtemps que j'ai acheté une bouteille de vin qui vallait plus de 10€, presqu'aussi longtemps que je me suis habillé avec un jeans ou autre chose qu'un chandail à manche courte.
Depuis ce temps, il n'y a rien d'exceptionnel à manger du canard, du veau ou de l'agneau, on en trouve partout à bons prix. De plus, il n'y a rien de particulier à vider une bouteille de vin par soir et il est parfaitement normal de boire plus d'un litre de bière par repas. Marcher moins d'une heure signifie qu'il s'agit d'une courte distance: je trouve que c'est long quand je dois marcher plus de 6h par jour. Il y a longtemps qu j'attends l'occasion de dormir dans mon lit, ce qui me semblera un palais royal pour mon pauvre petit dos.
Il n'y a rien de spécial au fait de se coucher à 22h le soir, à se lever à 6h et à faire des siestes l'après-midi, quand le temps le permet.
Voilà tout aussi longtemps que j'ai acheté une bouteille de vin qui vallait plus de 10€, presqu'aussi longtemps que je me suis habillé avec un jeans ou autre chose qu'un chandail à manche courte.
Depuis ce temps, il n'y a rien d'exceptionnel à manger du canard, du veau ou de l'agneau, on en trouve partout à bons prix. De plus, il n'y a rien de particulier à vider une bouteille de vin par soir et il est parfaitement normal de boire plus d'un litre de bière par repas. Marcher moins d'une heure signifie qu'il s'agit d'une courte distance: je trouve que c'est long quand je dois marcher plus de 6h par jour. Il y a longtemps qu j'attends l'occasion de dormir dans mon lit, ce qui me semblera un palais royal pour mon pauvre petit dos.
Il n'y a rien de spécial au fait de se coucher à 22h le soir, à se lever à 6h et à faire des siestes l'après-midi, quand le temps le permet.
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