mercredi 13 juillet 2011

De La Palud à Nice, en passant par Castellane

J'ai dû laisser de côté ma Palud chérie pour me rendre à Nice, en passant entre autre par Castellane, un vieux village de l'ère romaine, carrefour de plusieurs routes importantes. Je m'y suis rendu en pouce (en stop) et j'ai été pris par un couple de belges qui m'ont invités à Liège. Sinon, mes pas m'ont amenés à Nice, Côte-d'Azur, où il fait décidément beaucoup trop chaud la plupart du temps et où dormir par pareille chaleur, sans clim et sans ventilateur, relève plus du Miracle que d'autres choses.

J'ai fait un petit tour de train touristique pour découvrir Nice, et il y a là de charmantes demeures aux couleurs pastelles, avec des palmiers qui bordent la promenade des Anglais, fort jolie d'ailleurs.

Autrement, j'ai profité de ma rencontre avec Maxime pour aller faire un tour à la principauté de Monaco, pays charmant et d'un luxe incroyable.

Aujourd'hui, j'irai à la frontière italienne, à Vingtimillia.

dimanche 10 juillet 2011

Des nouvelles de Provence

Ici, la vie est belle: on visite des canyons, on mange du saucisson à tous les jours, on essaye de nouveaux fromages de chèvres, on goûte soit la daube, soit les andouillettes, la souris d'agneau au jus de thym et ainsi de suite... sans toutefois oublier pour autant les bouteilles de vin qui permettent au repas d'en être un. Je suis rendu un peu français: je coupe le saucisson et le fromage avec mon Laguiole (prononcez laïoul) et j'ouvre mes bouteilles de vin avec l'autre extrémité. Je pourrais écrire une entrée simplement sur les diverses nourritures dont je me suis sustenté, c'est assez incroyable.

J'ai visité la ville de Grasse, qu'on appelle à juste titre la ville des parfums. On y trouve également le musées de la mode provençale, en plus des célèbres Fragonnard, Molinard et Gallimard.

J'ai fait de l'escalade, beaucoup de randonnées pédestres, du canoë sur le Lac Sainte-Croix, sans oublier le canyoning à St-Auban, dévalant le vaste canyon du Verdon, en passant par de nombreuses crevasses (endroits exigus à faire frissonner mon claustrophobe de père), en faisant des sauts de falaises escarpées et en se laissant parfois simplement glisser sur les fesses ou en s'étalant de tout son long.

Enfin, un soir, nous avions une soirée brésilienne au village et je me suis permis de danser très collé sur une gentille brésilienne qui m'a invité à me joindre à elle. J'ai adoré l'expérience et je peux définitivement ajouter le Brésil à mes destinations à voir. Si seulement mon avignonnaise de serveuse en aurait fait autant de mes avances...

Parlant de gens, j'ai rencontré de sympathiques marseillais dont Julien, qui avait un accent plus puissant que celui de Denis, mon ami du Lac. De plus, j'ai fait la rencontre de plusieurs éducateurs français et j'ai pris beaucoup de plaisir à discuter avec eux.

J'adore le Verdon, c'est définitivement un endroit qui me plait pour la nourriture, pour sa fierté, pour ses vautours, pour ses gorges et pour la convivialité de ces gens. Un exemple? Mon sac à dos c'était décousu et je suis allé au marché pour demander de l'aide : la patronne interroge les clients et une jolie jeune femme, accompagné de ses deux enfants, me propose de me rendre service sur-le-champ.

C'est quasiment la mort dans l'âme que je me rends à Nice, mais sinon je crois que je finirais par m'encrasser ici. Au plaisir chers lecteurs!

lundi 4 juillet 2011

De Marseille à la-Palud

Mes péripéties continuent au fil du temps alors que j'ai quitté Marseille, son vieux port et ses musées, ses plages et ses nanas pour aller me "réfugier" dans le fin fond du Verdon. C'est Vincent qui avait raison, David, mon hôte, est hyper-sympa et les gens sont bien dans le Verdon. Hier, j'ai fait du pouce trois fois: temps d'attente de 5 minutes environ.

J'ai commencé par aller me perdre en Provence, dans ces champs de thym et de romarin qui embaument l'air, comme pour ces petites fleurs qu'on voit partout et cette douce brise qui adoucit le chaud soleil provençal, aussi sympathique et chaleureux que les habitants que compte le Verdon.

Avant-hier, j'ai réservé ma journée pour aller faire le sentier Martel avec Nabil, mon nouveau coloc de Paris qui est buraliste à Pantin, dans une banlieue parisienne. Lui, il m'a dit que c'était son dernier sentier: qu'à cela ne tienne, hier, je suis parti à 10h30 du blanc Martel pour faire non pas un, mais bien six sentiers : j'ai terminé mon périple à 19h30, passablement crevé.

On s'en reparle et des photos viendront d'ici quelques semaines, même si elles risquent d'être surexposées.

mardi 28 juin 2011

Plage et Calanques

Hier, en compagnie de deux charmantes demoiselles, je suis allé à la plage me faire griller. Une belle invitation à la farniente, c'était super. Le soir, voulant économiser quelques euros, mes amies et moi voulions acheter des trucs au supermarché... mais nous avons dépensé au-dessus de 100€... autant dire qu'on a très bien mangé... et je me suis acheté un couteau aussi... mais c'est cher la France!

Les Calanques de Marseille était au menu aujourd'hui, nous avons fait 25 km de kayak de mer dans les Calanques de Riou et je saurais rendre la beauté de la chose en mot... imaginez ces formations rocheuses blanches, cette eau turquoise claire et limpide, des petits lézards sur les îles et une ribambelles de gens super.


Photos à venir!

dimanche 26 juin 2011

De l'Aveyron, région du Roquefort à Marseille, la ville portuaire

J'ai célébré la fête de la musique à St-Affrique, mais mon chauffeur désigné était trop bourré pour rentrer, alors j'ai dormi dans un camping car avec Philou, un collègue de Frayssinous. L'air de rien, on y dort bien et le lendemain, j'étais dans les butes de Caïus, pour admirer la vallée d'un point culminant: absolument super, d'autant que c'était défendu!

J'ai passé quelques journées tranquilles à Frayss, à flatter des chèvres, des chevaux, à entretenir des plants de tomates, à désherber, etc. J'y ai croisé des gens intéressants, mais l'écovillage, ce n'est pas tout à fait mon bag: tanné des douches à l'eau froide, des toilettes sèches et des poilues qui fument continuellement des joints. Les punks belges ont apportés un peu de divertissement, mais on se tanne de la musique qui ne finit jamais avant 5am.

Finalement, après avoir passé (néanmoins un beau séjour, j'avais hâte de continuer mon périple. J'ai fait du pouce pour aller à St-Rome de Cernon, puis je me suis retrouvé dans un bled perdu à déguster de l'Aligot, une spécialité Aveyronnaise de patates, de tome de brebis et de crème fraiche. Je suis allé à Arles un peu par erreur, je voulais m'arrêter à Tarascon, mais j'ai oublié de transférer, alors le hasard m'a amené à Arles. J'ai déjeuné avec une artiste japonaise et sa mère et j'ai sorti tout mon lexique japonnais, ce qui, n'étant pas très exhaustif, à néanmoins semblé leur plaire.

Finalement, j'ai croisé un Belge prénommé Valentin, et nous avons découvert ensemble l'histoire de la ville: Arles, sans être Nîmes, a beaucoup à offrir: un collisée c'est toujours ça de pris... toutes les sculptures du 1er siècle aussi.

Enfin, trop épris de culture et de musée (ainsi que de jeux de mots sur les régionalismes belges et québécois), il s'en est fallu de peu pour qu'on arrive à l'heure à la gare. Finalement, j'aurai eu la chienne d'aller à Marseille pour rien: c'est une belle ville pleine de gens sympa, même si je n'en ai pas vu beaucoup encore. Ma prochaine destination, c'est le Verdon, alors c'est à suivre. Vous excuserez mes propos laconiques, mais les claviers bloqués sur l'azerty refroidisent les ardeurs du blogueur.

Au plaisir!

mercredi 22 juin 2011

En direct de Frayssinous, Aveyron

J'ai vécu l'horreur en rentrant le soir à l'auberge de jeunesse, parce que j'ai croisé mon coloc en compagnie de ses deux acolytes qui continuaient a fumer compulsivement du hasch dans la chambre et je commençais à avoir le goût de dormir. Ils me posaient plein de questions auxquelles je n'avais pas vraiment envie de répondre, Enfin, j'étais content quand ils sont tous partis et que j'ai pu dormir un tant soit peu. Finalement, j'ai dormi assez tard et ma journée s'annonçait assez drabe : faire de la lessive, envoyer mes photos par Internet et pour le seul événement important, le spectacle de clôture du Rio-Loco, festival de musique de Toulouse. Je suis quand même allé visiter le parc jouxtant l'hôpital de la Grave et j'y ai découvert deux musiciens qui jouaient d'un instrument africain, je les ai filmé.

Passant par un jardin municipal des plantes indigènes des midi-Pyrénées (et des plans de réhabilitation de ces espèces pour l'enjolissement municipal), j'ai suivi mon chemin jusqu'à la Prairie des Filtres, pour aller voir le Rio-Loco : au programme, musique africaine et marocaine (celles que j'ai vu). J'ai essayé de lier conversation, mais sans grand succès. Le festival était bien en tant que tel, mais à y être seul, j'avais envie de rentrer. J'ai retrouver mes trois lascars et je n'ai pas le goût de m'étaler sur la nuit d'horreur que j'ai eue : je me suis fait frapper et on m'a voler mon appareil-photo. J'ai porté plainte et deux des trois seront évincés de leur lieu de résidence!

Le lendemain, je suis allé déjeuner à la gare, parti de l'hôtel à 7h am, j'étais dans un piteux état. Le serveur était sympa, il m'a conseillé des choses à faire, je lui ai parlé de ma malchance, il m'a dit que c'était ça la France d'aujourd'hui. Enfin, lui déménagera à Montréal en décembre. Je me suis réveillé tant bien que mal de ma nuit quasi-blanche en allant au musée des Augustins, mais j'étais tellement ébranlé parce que je j'avais vécu la veille que je n'en ai pas retiré grand chose. Je pensais à Carl, à Luc, à Vincent, à Oscar et à Jean qui se seraient probablement extasiés de cette visite.

Enfin, j'ai fini par quitter Toulouse-la-Maudite pour rejoindre Freyssinous et mon amie Anna, que je n'avais pas eu l'occasion de voir depuis les 5 dernières années. L'ivresse de la joie associée à cette rencontre m'a fait oublier les malheurs pour me placer dans une situation toute spéciale : me retrouver dans un commune semi-anarchique d'écologistes! Le meilleur portrait serait le croisement du livre : "La clé sur la Porte" de Marie Cardinal et du film Easy Rider, quand ils passent dans la commune. On m'a donné une chambre et j'ai tenté d'absorber le choc culturel que j'ai eu : comme si mes racines remontaient en moi. J'ai eu l'histoire de Monica de New-York pour m'inspirer : originaire du milieu de la mode dans la ville qui ne dort jamais, après avoir bossé 3 ans dans d'horribles conditions de travail et dans le stress constant, elle a décidé d'aller faire du woofing et elle s'est retrouvé un an et demi à Fress. Elle retournera vivre prochainement à New-York, mais vous imaginez le changement de mode de vie... et de mode tout court!

Enfin, le 21 juin en France, c'est la fête de la musique. Mais plus là-dessus la prochaine fois.

dimanche 19 juin 2011

Bienvenue sur France 2

En arrivant à Paris, je suis allé m'asseoir sur une petite butte à l'honneur de Samuel de Champlain, jouxtant le cimetière du père Lachaise. Là, je me disais : il y a à peine 14 heures, je partais de chez moi, vers l'inconnu, et me voici avec un jambon gruyère dans les mains et je suis à Paris, capitale de la France, dans le XXe.

Pour résumer ce que j'ai fait à Paris, je dirais que j'ai essayé de m'approprier la capitale en la marchant : je suis parti de mon hôtel et je me suis rendu jusque dans le Ier, en plusieurs étapes : la première fois, j'ai viré pas mal autour de Gambetta et de Philippe-Auguste, puis j'ai vu la place de la Bastille (où je m'attendais à trouver la prison dont on parlait dans les trois mousquetaires) et mes pas m'ont trainé jusqu'au musée George-Pompidou, que je n'ai pas visité, mais que j'ai admiré de l'extérieur. J'ai soupé dans un bistro, mangé un carré d'Aloyau avec une Edelweiss (blanche), puis je suis rentré voir les amis. Puis, avec des québécois, des brésiliens (mais surtout deux jolies brésiliennes), un américain et Marie, notre hôte française, on s'est bien amusé (et on a bu pas mal).

Je me suis néanmoins levé tôt le lendemain pour allé à l'hôpital : quand j'ai raconté mon expérience aux Français, ils disaient que j'étais traité comme de la merde... je leur ai dit que visiblement ils n'avaient jamais été au Québec. Enfin, après avoir dit au gars de la caisse que j'étais canadien, il est devenu très affable et agréable, nous avons jasé durant presque l'entièreté de son heure de diner.

Puis, je suis allé faire mon marché dans un marché public, pour découvrir les merveilleuses tomates de St-Marzano fraîches, la pantanegra, cochonnailles de cochon noir nourri de pommes de pins et bien sûr, les bières françaises à prix ridicules. Le marchand m'a indiqué qu'il y avait une foire de l'Alsace (j'avais acheté une bière alsacienne) où j'ai fait la connaissance de cette charmante région où je compte séjourner prochainement. De retour à l'hôtel, on a continué à faire la fête avec des anglais qui étudiaient la musique et à boire jusqu'à ce que notre soif de plaisir soit étanchée.

La suite la prochaine fois.