Bonjour a vous chers lecteurs,
vous constaterez avec desarroi l'absence d'accents, j'en suis desole. La presente est pour vous informer de ma presence en sol francais, a Paris plus precisement. Constatations sociologiques interessantes (et ce, sans validation): les vendeurs sont beaucoup plus sympathiques qu'on pourrait le croire, la consommation de tabac est pandemique et les arrondissements les plus pauvres sont peuples de vieux et d'immigrants (et non de jeunes etudiants, c'est a n'y rien comprendre). Depuis mon arrivee, j'ai utilise l'anglais, l'espagnol et un peu de ma langue maternelle pour me faire comprendre.
Au plaisir de vous donner de plus amples nouvelles subsequemment!
jeudi 16 juin 2011
mardi 7 juin 2011
Au chalet de Patrice
Quand j’étais petit, mon oncle François m’amenait à la pêche à son chalet près de Forestville. Depuis, je n’ai pas eu l’occasion de retourner à la pêche. Au fond de moi, j’avais envie de revivre cette expérience qui me faisait sortir de la ville. Il y a longtemps que j’avais eu l’occasion de voyager en région, mais mon cousin Patrice m’en a fourni l’occasion durant la dernière fin de semaine. En effet, il m’a invité à me joindre à lui pour une fin de semaine de pêche à son chalet de St-Aimé-du-Lac-des-îles, dans le bout de Mont-Laurier.
Vendredi, après le travail, j’allais rejoindre mon cousin pour notre road-trip à son chalet. Stressé, fatigué, l’air bougon, j’avais vraiment besoin de changer d’air pour reprendre un peu de santé. Chemin faisant, Patrice me parle de désir de conduire de gros camions et je m’initie un peu au monde des transports. Soucieux d’arriver le plus vite possible, on mange dans la voiture. Je suis surpris de frapper du trafic à l’Annonciation, moi qui pensais que l’heure de pointe n’existait pas en dehors de la région métropolitaine. On circule lentement, mais en sortant du village, on reprend notre rythme de croisière. En arrivant à Mont-Laurier, nous faisons rapidement l’épicerie, j’achète un permis de pêche et Patrice s’assure d’avoir assez de gaz pour notre chaloupe. Il me semble que les kilomètres restants ont déroulé sous mes yeux à une vitesse folle.
Nous voilà enfin arrivé : vers 19h30, mon cousin m’introduit officiellement dans son petit coin de paradis : dans un vaste domaine boisé de 250 000 pieds carrés trône un chalet juché au bord du lac Menon. La vue est splendide et nous n’avons qu’une seule envie, c’est d’embarquer dans la chaloupe enfin de commencer la pêche. On a littéralement jeté nos sacs dans nos chambres (j’avais une belle chambre en bois, avec plancher en bois franc qui sentait le pin) et rapidement, nous avons placé la nourriture dans le réfrigérateur. J’ai l’impression qu’on s’est plus lancé dans le canot qu’autre chose : le temps de monter le moteur, d’aborder les cannes à pêche et bien sûr de s’apporter quelques bières et nous étions fin prêts. Malheureusement pour nous, les maringouins ont profité de l’absence de brise pour venir festoyer l’arrivée de deux citadins ayant malencontreusement oublié leur chasse-moustique au chalet. Bien que nous fussions aspergés de cette substance, il aurait peut-être fallu en mettre plus. En plus de nous faire dévorer par les moustiques, nos lignes ne semblaient pas vouloir accrocher autre chose que des algues au fond du lac. De retour au chalet, il était temps de souper pour de vrai.
Au alentour de 22h30, nous dégustions de succulents steaks qui avaient eu le malheur de se couvrir d’une généreuse couche de carbone avec d’excellentes papillotes de légumes, le tout avec une bruschettas faite avec de l’ail des bois. Nous avons digéré le tout devant un film, puis, épuisés, nous sommes allés nous coucher sans demander notre reste.
Le lendemain, nous nous sommes levés avec le chant du coq… bon d’accord, on est resté au lit jusqu’à midi. Un peu fâchés de ne pas nous être levés plus tôt, nous avons coupé l’herbe du domaine Charrette, car elle avait atteint une taille un peu trop respectable. Cette tâche ne s’est pas éternisée : ayant complimenté mon cousin en lui disant qu’il opérait quand il coupait le gazon, il m’a répondu qu’on ne l’appelait pas docteur pour rien.
De retour dans le canot, Patrice me montre qu’il opère également sur notre embarcation: le temps de le dire, il a pêché une perchaude, puis un doré. Gentilhomme dans l’âme, il me laisse les ramener à la surface en me tendant sa ligne. Pour ma part, je me contente de quelques touffes d’algues que j’imagine être de magnifiques dorés ou quelques ardentes perchaudes. Non loin du bateau, je vois quelques crapets-soleils à qui je tends une ligne alléchante. Malheureusement, ses deniers ne se pressent pas pour rencontrer mon hameçon et je les envoie paître, pour le plus grand plaisir de Patrice, qui rit de bon cœur. Il sort encore de l’eau une marigane noire, mais la rejette aussitôt : trop petite. On retourne sur la rive pour prendre un petit goûter, puis on retourne sur l’eau. Un autre doré se fait ferré par mon cousin, l’adroit pêcheur. Bon prince, il me laisse remonter le poisson qui livre une lutte ardente.
S’en suit une petite pause de pêche. Mon cousin me fait découvrir le pourtour du lac et il m’explique l’hydrographie de la région. Chemin faisant, il me montre des traces de chevreuils et d’orignal que j’aurais autrement confondues avec les traces de pattes de Sarcelle, le labrador de Patrice. J’entends parler de collets et de chasse et je me prends à rêver d’avoir l’occasion de tenir un fusil et de faire une première chasse.
La journée ne serait toutefois pas complète si on ne retournait pas au lac pour compléter la pêche. Or, mon adroite personne réussit à empêtrer ma ligne dans l’hélice du moteur (après avoir perdu une « jig » prise dans les roches au fond du lac) et mon cousin se met à l’œuvre pour tenter de me dépêtrer de cet incident. Un peu trop penché sur le problème, il lui prend « l’envie » de faire comme son chien Sarcelle et d’aller rejoindre les poissons pour nager en leur compagnie. Je regardais au loin quand j’ai entendu un plouf sonore et Patrice, ne perdant son sourire, qui regagnait le bateau, mettant fin à notre pêche, mais causant une anecdote dont parleront encore, je l’espère, mes petits-enfants.
Après s’être mouillé, il était temps de manger. Cette fois, la salade de légumes chauds était non seulement délectable, mais le porc tomate et basilic et les souvlakis étaient cuits à point. Encore une fois, on a terminé notre souper à l’heure des riches, pour clore notre soirée devant un superbe feu de camp, dévoré par les brulots.
L’ultime journée de notre excursion nous a fait nous lever beaucoup plus tôt et nous avons déjeuné en rois : vous allez me dire qu’il n’y a pas grand mérite à faire chauffer du bacon, des œufs, des rôties et des patates rissolés (maison quand même), mais c’est toujours bien bon ! Profitant de ce bel avant-midi, nous avons évidemment été pêchés : cette fois, Patrice a pris un beau brochet d’au moins 2 livres et de plus de 53 cm. Pour ma part, j’ai sorti de l’eau, en face du chalet de mon hôte, une minuscule perchaude, mais, je l’ai ferré, tiré et sorti de l’eau moi-même, tout seul, comme un grand !
Cette fois, trop heureux, fous de joie, nous sommes rentrés au bercail, ne pouvant plus contenir ma joie dans le bateau (que Sarcelle remplissait joyeusement d’eau en allant nager et en revenant à l’intérieur en nous éclaboussant). J’en ai profité pour prendre quelques photos, puis nous avons fait une dernière pêche, où Patrice a notamment sorti un autre beau brochet (rejeté à l’eau) ainsi qu’une perchaude qui avait précédemment toqué à ma ligne. Le temps d’apprêter les poissons en filet, nous avons mangé de succulents hamburgers gourmets, puis Patrice m’a montré la région et ses nombreux lacs et attraits. C’était déjà le temps de se préparer tranquillement à partir, le temps d’un dernier regard sur ce si beau lac, bière à la main, pour savourer la belle fin de semaine que nous venions d’avoir. Sur ce, je le remercie du grand cadeau qu’il m’a offert en me permettant de venir me détendre à son chalet.
Vendredi, après le travail, j’allais rejoindre mon cousin pour notre road-trip à son chalet. Stressé, fatigué, l’air bougon, j’avais vraiment besoin de changer d’air pour reprendre un peu de santé. Chemin faisant, Patrice me parle de désir de conduire de gros camions et je m’initie un peu au monde des transports. Soucieux d’arriver le plus vite possible, on mange dans la voiture. Je suis surpris de frapper du trafic à l’Annonciation, moi qui pensais que l’heure de pointe n’existait pas en dehors de la région métropolitaine. On circule lentement, mais en sortant du village, on reprend notre rythme de croisière. En arrivant à Mont-Laurier, nous faisons rapidement l’épicerie, j’achète un permis de pêche et Patrice s’assure d’avoir assez de gaz pour notre chaloupe. Il me semble que les kilomètres restants ont déroulé sous mes yeux à une vitesse folle.
Nous voilà enfin arrivé : vers 19h30, mon cousin m’introduit officiellement dans son petit coin de paradis : dans un vaste domaine boisé de 250 000 pieds carrés trône un chalet juché au bord du lac Menon. La vue est splendide et nous n’avons qu’une seule envie, c’est d’embarquer dans la chaloupe enfin de commencer la pêche. On a littéralement jeté nos sacs dans nos chambres (j’avais une belle chambre en bois, avec plancher en bois franc qui sentait le pin) et rapidement, nous avons placé la nourriture dans le réfrigérateur. J’ai l’impression qu’on s’est plus lancé dans le canot qu’autre chose : le temps de monter le moteur, d’aborder les cannes à pêche et bien sûr de s’apporter quelques bières et nous étions fin prêts. Malheureusement pour nous, les maringouins ont profité de l’absence de brise pour venir festoyer l’arrivée de deux citadins ayant malencontreusement oublié leur chasse-moustique au chalet. Bien que nous fussions aspergés de cette substance, il aurait peut-être fallu en mettre plus. En plus de nous faire dévorer par les moustiques, nos lignes ne semblaient pas vouloir accrocher autre chose que des algues au fond du lac. De retour au chalet, il était temps de souper pour de vrai.
Au alentour de 22h30, nous dégustions de succulents steaks qui avaient eu le malheur de se couvrir d’une généreuse couche de carbone avec d’excellentes papillotes de légumes, le tout avec une bruschettas faite avec de l’ail des bois. Nous avons digéré le tout devant un film, puis, épuisés, nous sommes allés nous coucher sans demander notre reste.
Le lendemain, nous nous sommes levés avec le chant du coq… bon d’accord, on est resté au lit jusqu’à midi. Un peu fâchés de ne pas nous être levés plus tôt, nous avons coupé l’herbe du domaine Charrette, car elle avait atteint une taille un peu trop respectable. Cette tâche ne s’est pas éternisée : ayant complimenté mon cousin en lui disant qu’il opérait quand il coupait le gazon, il m’a répondu qu’on ne l’appelait pas docteur pour rien.
De retour dans le canot, Patrice me montre qu’il opère également sur notre embarcation: le temps de le dire, il a pêché une perchaude, puis un doré. Gentilhomme dans l’âme, il me laisse les ramener à la surface en me tendant sa ligne. Pour ma part, je me contente de quelques touffes d’algues que j’imagine être de magnifiques dorés ou quelques ardentes perchaudes. Non loin du bateau, je vois quelques crapets-soleils à qui je tends une ligne alléchante. Malheureusement, ses deniers ne se pressent pas pour rencontrer mon hameçon et je les envoie paître, pour le plus grand plaisir de Patrice, qui rit de bon cœur. Il sort encore de l’eau une marigane noire, mais la rejette aussitôt : trop petite. On retourne sur la rive pour prendre un petit goûter, puis on retourne sur l’eau. Un autre doré se fait ferré par mon cousin, l’adroit pêcheur. Bon prince, il me laisse remonter le poisson qui livre une lutte ardente.
S’en suit une petite pause de pêche. Mon cousin me fait découvrir le pourtour du lac et il m’explique l’hydrographie de la région. Chemin faisant, il me montre des traces de chevreuils et d’orignal que j’aurais autrement confondues avec les traces de pattes de Sarcelle, le labrador de Patrice. J’entends parler de collets et de chasse et je me prends à rêver d’avoir l’occasion de tenir un fusil et de faire une première chasse.
La journée ne serait toutefois pas complète si on ne retournait pas au lac pour compléter la pêche. Or, mon adroite personne réussit à empêtrer ma ligne dans l’hélice du moteur (après avoir perdu une « jig » prise dans les roches au fond du lac) et mon cousin se met à l’œuvre pour tenter de me dépêtrer de cet incident. Un peu trop penché sur le problème, il lui prend « l’envie » de faire comme son chien Sarcelle et d’aller rejoindre les poissons pour nager en leur compagnie. Je regardais au loin quand j’ai entendu un plouf sonore et Patrice, ne perdant son sourire, qui regagnait le bateau, mettant fin à notre pêche, mais causant une anecdote dont parleront encore, je l’espère, mes petits-enfants.
Après s’être mouillé, il était temps de manger. Cette fois, la salade de légumes chauds était non seulement délectable, mais le porc tomate et basilic et les souvlakis étaient cuits à point. Encore une fois, on a terminé notre souper à l’heure des riches, pour clore notre soirée devant un superbe feu de camp, dévoré par les brulots.
L’ultime journée de notre excursion nous a fait nous lever beaucoup plus tôt et nous avons déjeuné en rois : vous allez me dire qu’il n’y a pas grand mérite à faire chauffer du bacon, des œufs, des rôties et des patates rissolés (maison quand même), mais c’est toujours bien bon ! Profitant de ce bel avant-midi, nous avons évidemment été pêchés : cette fois, Patrice a pris un beau brochet d’au moins 2 livres et de plus de 53 cm. Pour ma part, j’ai sorti de l’eau, en face du chalet de mon hôte, une minuscule perchaude, mais, je l’ai ferré, tiré et sorti de l’eau moi-même, tout seul, comme un grand !
Cette fois, trop heureux, fous de joie, nous sommes rentrés au bercail, ne pouvant plus contenir ma joie dans le bateau (que Sarcelle remplissait joyeusement d’eau en allant nager et en revenant à l’intérieur en nous éclaboussant). J’en ai profité pour prendre quelques photos, puis nous avons fait une dernière pêche, où Patrice a notamment sorti un autre beau brochet (rejeté à l’eau) ainsi qu’une perchaude qui avait précédemment toqué à ma ligne. Le temps d’apprêter les poissons en filet, nous avons mangé de succulents hamburgers gourmets, puis Patrice m’a montré la région et ses nombreux lacs et attraits. C’était déjà le temps de se préparer tranquillement à partir, le temps d’un dernier regard sur ce si beau lac, bière à la main, pour savourer la belle fin de semaine que nous venions d’avoir. Sur ce, je le remercie du grand cadeau qu’il m’a offert en me permettant de venir me détendre à son chalet.
lundi 16 mai 2011
Yvon mon grand-père
N.B. : Voici l'hommage posthume que j'ai lu à l'occasion des funérailles de mon grand-père Yvon. Je partage ce texte pour les membres de la famille, les proches et les amis qui ont fait la demande d'en obtenir une copie.
C’était un homme droit et intègre, un homme qui préférait donner plutôt que recevoir, car le fait de recevoir a toujours semblé le mettre mal à l’aise. Grand-papa a été un honnête homme qui ne s’est jamais caché de ce qu’il pensait. Sa franchise, parfois rude, témoignait de la qualité de l’homme qui n’a pas à rougir de ce qu’il pense… après tout, c’est mon grand-père!
On voit grand-papa comme un homme ayant toujours beaucoup travaillé : quelqu’un qui n’a lésiné devant rien pour pouvoir mettre du pain et du beurre sur la table de sa famille. J’ai eu l’occasion de raconter ses histoires de briqueteur à plusieurs personnes autour de moi. Moi, je l’ai connu plus tard, alors qu’il s’accordait le plaisir de vivre sa retraite bien méritée. Il m’a toujours semblé fort, il représentait le patriarche de la famille. Il était aussi toujours sûr d’avoir raison… après tout c’est un Beauregard!
Dans ma jeunesse, il nous amenait, avec grand-mère, à la roulotte. Sans être jasant, il savait être d’agréable compagnie. Il attribuait toujours le mérite de ces vacances à ma grand-mère. De même, le curé de la paroisse de St-François ignorait que c’est grand-papa qui avait bâti l’autel de l’église. Il a fallu que le prêtre demande qui l’avait construit pour que grand-père s’identifie comme l'auteur de cette œuvre, car après tout, il était humble.
Grand-papa aimait beaucoup les jeux de cartes : on aura tous joué au Canesta, à la dame de pique ou au Tock avec lui. Il avait une de ses manières de parler de ses adversaires, c’était vraiment un plaisir de l’entendre dire : « bon, tu feras mieux la prochaine fois » quand il rossait un adversaire, parce qu’après tout, c’était un joueur de cartes!
Il est venu un moment où le géant s’est plié : d’abord pour les genoux, puis par la maladie. Encore là, il n’osait pas trop se plaindre et il souffrait en silence. Puis, au crépuscule de sa vie, il a osé, du bout des lèvres, demander quelque chose pour lui : il souhaitait manger du canard à l’orange… puis un cochon de lait ! Il nous aura tous surpris, car après tout, c’était un grand timide!
Puis, couché par la force des choses, terrassé par le mal, il aura pris soin de nous écouter chacun et d’apprécier notre présence autour de lui. Il n’aura pas su le dire par des mots, mais je pense qu’il voulait tous nous dire, « merci » et « je t’aime », car après tout, après avoir tout vu, je pense aussi que le grand timide fut également un grand sensible!
C’était un homme droit et intègre, un homme qui préférait donner plutôt que recevoir, car le fait de recevoir a toujours semblé le mettre mal à l’aise. Grand-papa a été un honnête homme qui ne s’est jamais caché de ce qu’il pensait. Sa franchise, parfois rude, témoignait de la qualité de l’homme qui n’a pas à rougir de ce qu’il pense… après tout, c’est mon grand-père!
On voit grand-papa comme un homme ayant toujours beaucoup travaillé : quelqu’un qui n’a lésiné devant rien pour pouvoir mettre du pain et du beurre sur la table de sa famille. J’ai eu l’occasion de raconter ses histoires de briqueteur à plusieurs personnes autour de moi. Moi, je l’ai connu plus tard, alors qu’il s’accordait le plaisir de vivre sa retraite bien méritée. Il m’a toujours semblé fort, il représentait le patriarche de la famille. Il était aussi toujours sûr d’avoir raison… après tout c’est un Beauregard!
Dans ma jeunesse, il nous amenait, avec grand-mère, à la roulotte. Sans être jasant, il savait être d’agréable compagnie. Il attribuait toujours le mérite de ces vacances à ma grand-mère. De même, le curé de la paroisse de St-François ignorait que c’est grand-papa qui avait bâti l’autel de l’église. Il a fallu que le prêtre demande qui l’avait construit pour que grand-père s’identifie comme l'auteur de cette œuvre, car après tout, il était humble.
Grand-papa aimait beaucoup les jeux de cartes : on aura tous joué au Canesta, à la dame de pique ou au Tock avec lui. Il avait une de ses manières de parler de ses adversaires, c’était vraiment un plaisir de l’entendre dire : « bon, tu feras mieux la prochaine fois » quand il rossait un adversaire, parce qu’après tout, c’était un joueur de cartes!
Il est venu un moment où le géant s’est plié : d’abord pour les genoux, puis par la maladie. Encore là, il n’osait pas trop se plaindre et il souffrait en silence. Puis, au crépuscule de sa vie, il a osé, du bout des lèvres, demander quelque chose pour lui : il souhaitait manger du canard à l’orange… puis un cochon de lait ! Il nous aura tous surpris, car après tout, c’était un grand timide!
Puis, couché par la force des choses, terrassé par le mal, il aura pris soin de nous écouter chacun et d’apprécier notre présence autour de lui. Il n’aura pas su le dire par des mots, mais je pense qu’il voulait tous nous dire, « merci » et « je t’aime », car après tout, après avoir tout vu, je pense aussi que le grand timide fut également un grand sensible!
mercredi 11 mai 2011
La bellissima parrucchiera italiana
Ce soir, j’allais me faire couper les cheveux, ce qui est pour moi une obligation comme une autre. Ma coiffeuse se présente à la réception et m’appelle par mon nom : je la suis et je vais m’asseoir à la chaise. Ses yeux bruns sont ensorcelants : cette fille est belle à croquer. Elle me masse longtemps le cuir chevelu une fois au lavabo et je lui fais la remarque que c’est vraiment quelque chose d’agréable. Que vais-je bien lui dire pour animer un peu la conversation? Timide, je me lance dans les sujets plus communs et de fil en aiguille, j’apprends que madame est en fait infirmière et qu’elle fait de la coiffure par intérêt personnel plutôt que pour en faire une carrière. Je lui parle de mon voyage qui j’irai faire en France et elle me parle de son voyage humanitaire en Côte d’Ivoire.
Ce qu’elle est cultivée cette jeune femme! Elle me raconte comment ses collègues et elle se sont intégrées là-bas et les chocs culturels qu’elles ont subis (notamment les fêtes d’excision). Quittant le continent africain, elle me parle de l’Italie de ses parents, de son petit village où ses grands-parents font le fromage, le saucisson, l’huile d’olive et le lavage de manière artisanale.
L’espace d’un instant, je m’imagine ces presses à olive et le saucisson qui sèche, suspendu à une grange en bois. Elle me parle de la mozzarella di Buffala, un fromage divin que j’ai aimé sans pouvoir lui rendre justice avec des mots. Je me revoyais, à travers l’évocation de ce fromage, à Paestum, à le déguster à nouveau et je salivais à l’idée de retrouver cette saveur.
Ses yeux bruns pétillent, je ne peux m’empêcher de la fixer. Je lui parle des tortelli de Michelangelo et elle me demande de les lui décrire. Je la vois elle aussi porter de l’intérêt à cette nourriture divine, alors que nous abordons le mascarpone, les doigts de dame et immanquablement le tiramisu.
J’aurais peut-être dû lui demander si elle aurait aimé prendre un café… en y réfléchissant, le peut-être dans la phrase est de trop : maudit sois-je pour être aussi gêné!
Ce qu’elle est cultivée cette jeune femme! Elle me raconte comment ses collègues et elle se sont intégrées là-bas et les chocs culturels qu’elles ont subis (notamment les fêtes d’excision). Quittant le continent africain, elle me parle de l’Italie de ses parents, de son petit village où ses grands-parents font le fromage, le saucisson, l’huile d’olive et le lavage de manière artisanale.
L’espace d’un instant, je m’imagine ces presses à olive et le saucisson qui sèche, suspendu à une grange en bois. Elle me parle de la mozzarella di Buffala, un fromage divin que j’ai aimé sans pouvoir lui rendre justice avec des mots. Je me revoyais, à travers l’évocation de ce fromage, à Paestum, à le déguster à nouveau et je salivais à l’idée de retrouver cette saveur.
Ses yeux bruns pétillent, je ne peux m’empêcher de la fixer. Je lui parle des tortelli de Michelangelo et elle me demande de les lui décrire. Je la vois elle aussi porter de l’intérêt à cette nourriture divine, alors que nous abordons le mascarpone, les doigts de dame et immanquablement le tiramisu.
J’aurais peut-être dû lui demander si elle aurait aimé prendre un café… en y réfléchissant, le peut-être dans la phrase est de trop : maudit sois-je pour être aussi gêné!
mercredi 20 avril 2011
La flaque
Hier, j’ai eu le goût d’aller, de nuit, bifurquer sur la piste cyclable du parc du Mont-de-la-Salle. Au printemps, on y retrouve une immense flaque d’eau qui est en fait un marais et qui chevauche la piste cyclable. De jour, je l’avais traversé voilà une semaine sans me mouiller. Hier soir, j’y suis entré un peu hésitant, ce qui fait qu’au milieu, n’ayant pas assez de vitesse, mon équilibre précaire et mes vêtements secs étaient compromis; il m’a fallu poser pied au sol, détrempant bas, souliers et pantalons. J’en ai été quitte avec un froid aux pieds et beaucoup de rires!
mardi 19 avril 2011
Sun News Network
C’est bien connu, les médias canadiens sont beaucoup trop à gauche, car toute l’intelligentsia de l’information et « la clique du Plateau Mont-Royal » contrôlent assurément l’ensemble du contenu médiatique diffusé à travers toutes les chaines de télévision. La diaspora télévisuelle est donc toute sous l’inflexible égide des tenants de la gauche. Toute? Non, car un petit poste de télévision qui vient d’être enfanté par Quebecor vient offrir un bastion de résistance à la rectitude journalistique.
Les animateurs de la nouvelle chaine de télévision sont des citoyens vaillants, des sauveurs de la démocratie, des hommes et des femmes qui marqueront l’histoire télévisuelle canadienne en ne mâchant pas leurs mots! Ils pourfendront tous les iconoclastes, clameront haut et fort le droit à la liberté d’expression et aiguiseront notre patriotisme envers le Canada. Nous assistons à la création d’une nouvelle page de l’histoire télévisuelle au plus meilleur pays du monde, mon seul regret étant d’avoir été élevé dans la province la plus corrompue et la plus grande profiteuse des généreuses péréquations attribuées par notre idyllique fédération canadienne.
Charles Adler nous parle directement de son histoire de Hongrois, qui a quitté son Budapest natal lorsque les chars russes (un moment choisi pour nous rappeler les racines russes de Micheal Ignatieff [NDLR : il est né à Toronto]) ont fait leur entrée pour détruire les aspirations démocratiques du peuple. Il rappelle d’ailleurs que son père s’est enfui de Russie, car il était bourgeois… évidemment, je suis loin de préconiser la pensée plutôt simpliste que les médias traditionnels aimeraient que j’aille : si on blâme Ignatieff pour ses origines ethniques (de ses parents), peut-on également le traiter de couillon pour ne pas avoir à s’expliquer pourquoi son père bourgeois a abandonné le tsar Nicolas II?
Ému par le niveau d’érudition d’Ezra Levant, subjugué par la Foi inébranlable de Theo Caldwell et impressionné par les propos incontestables de Brian Lilley et de Rick Bell, je ne peux qu'acclamer de manière dithyrambique cette ode à la démocratie, ces panellistes irrévérencieux et cet hommage à la liberté de convergence qu’est Sun News Network.
Les animateurs de la nouvelle chaine de télévision sont des citoyens vaillants, des sauveurs de la démocratie, des hommes et des femmes qui marqueront l’histoire télévisuelle canadienne en ne mâchant pas leurs mots! Ils pourfendront tous les iconoclastes, clameront haut et fort le droit à la liberté d’expression et aiguiseront notre patriotisme envers le Canada. Nous assistons à la création d’une nouvelle page de l’histoire télévisuelle au plus meilleur pays du monde, mon seul regret étant d’avoir été élevé dans la province la plus corrompue et la plus grande profiteuse des généreuses péréquations attribuées par notre idyllique fédération canadienne.
Charles Adler nous parle directement de son histoire de Hongrois, qui a quitté son Budapest natal lorsque les chars russes (un moment choisi pour nous rappeler les racines russes de Micheal Ignatieff [NDLR : il est né à Toronto]) ont fait leur entrée pour détruire les aspirations démocratiques du peuple. Il rappelle d’ailleurs que son père s’est enfui de Russie, car il était bourgeois… évidemment, je suis loin de préconiser la pensée plutôt simpliste que les médias traditionnels aimeraient que j’aille : si on blâme Ignatieff pour ses origines ethniques (de ses parents), peut-on également le traiter de couillon pour ne pas avoir à s’expliquer pourquoi son père bourgeois a abandonné le tsar Nicolas II?
Ému par le niveau d’érudition d’Ezra Levant, subjugué par la Foi inébranlable de Theo Caldwell et impressionné par les propos incontestables de Brian Lilley et de Rick Bell, je ne peux qu'acclamer de manière dithyrambique cette ode à la démocratie, ces panellistes irrévérencieux et cet hommage à la liberté de convergence qu’est Sun News Network.
mardi 5 avril 2011
Dans quel pays vivons-nous?
L’utilité de la séparation de l’église et de l’État
Je ne pensais pas qu’en 2011, la séparation de l’église et de l’État devait être un sujet d’actualité. Je viens de voir un reportage d’Enquête, ayant été présenté le 9 février dernier, qui concerne une certaine Faytene Kryskow (maintenant Gresseschi), leader évangélique ayant des accès privilégiés au Parlement. À voir comment cette dernière tente d’influencer les députés conservateurs, non seulement dans notre politique locale, mais également dans notre politique étrangère, je ne peux que me résigner à écrire ce texte, en espérant remplir mes obligations politiques de citoyen. Il m’est impossible de rester silencieux devant l’ampleur de cette catastrophe pour la démocratie.
D’abord, je tiens à préciser que la liberté de confession est un droit protégé par la Charte des droits et libertés du Canada. Par contre, l’exercice de sa foi ne devrait pas entraver les politiques gouvernementales, qui sont sensées être basées sur un argumentaire établi avec des faits véridiques et vérifiables. Si le gouvernement se doit de protéger le droit de culte, son obligation principale devrait être de garantir un État laïque. Cependant, il est problématique de constater que le préambule de la charte soutient que le Canada « est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit ». Cette définition gagnerait à être mise à jour pour retirer cette idée déiste, désuète et discréditant la suprématie des faits devant « l’Éternel ».
Le reportage nous informe qu’une vingtaine de personnes, des bénévoles, ont des accès privilégiés au Parlement. Est-il du devoir d’un bénévole d’influencer les députés pour qu’ils présentent des projets de loi? Notre politique extérieure devrait-elle être influencée par des groupes religieux ayant des intérêts contraires aux besoins, aux nécessités et aux aspirations du Canada? De quel droit le gouvernement invoque-t-il la primauté d’Israël, même si cela ne sert pas les intérêts du peuple? J’imagine que je ne suis pas la seule personne à ne pas trouver de réponses purement objectives et libres de conflits d’intérêts aux questions mentionnées ci-haut.
Atteintes à la démocratie
Outre la religion, la démocratie se base sur le pouvoir collectif d’un peuple souverain. Lorsque des manifestants, pacifiques, désirent exprimer leurs désaccords avec les décisions d’un gouvernement, la charte canadienne des droits et libertés garantit la liberté d’organisation de réunions pacifiques (article 2c). Dans le cas du sommet du G20, ayant eu lieu à l’été 2010 à Toronto, plusieurs arrestations et emprisonnements arbitraires ont entravé la vie de manifestants pacifiques, ce qui contrevient aux articles 9 et 11 de ladite charte. De plus, l’Habeas Corpus, la liberté de ne pas être emprisonnée sans jugement, a également été entravé (article 10). Des fouilles à nu ont été perpétrées contre des manifestants qui n’avaient pas d’actes répréhensibles à se reprocher, allant à l’encontre de l’article 8 de la charte. Comment peut-on approuver un tel geste de répression allant à l’encontre des libertés fondamentales qui sont garanties à chaque citoyen? La scène n’est pas sans rappeler la manifestation réprimée en Allemagne de l’Est, dans le film « Good Bye, Lenin! ».
Qu'en est-il du droit à l’accès à l’information, lorsque le gouvernement refuse de rendre public ou ne traite pas les demandes dans les délais impartis. Le droit d’être informé, par le truchement de la liberté de presse, est garanti dans la charte (article 2). Non satisfait de s’ingérer dans les affaires de la Presse, le gouvernement au pouvoir n’hésite pas à s’abstenir de répondre aux questions des journalistes. Il semblerait qu’au Canada, il est possible d’être juge et parti.
Atteinte à la dignité
À la lumière des faits évoqués précédemment, je considère ne pas vivre dans une démocratie en règle, mais dans un régime de pseudodémocratie où l’on ne garantit que le mépris le plus complet pour les citoyens divergents d’opinions avec le gouvernement. Je crois qu’il est donc essentiel de s’affranchir de ces exemples de despotisme, de nos conditions de citoyens serviles et de démettre de leurs fonctions les adversaires des principes de libertés d’expression et de droits fondamentaux.
J’exhorte mon lectorat à aller voter, tous et chacun, afin d’accomplir leur devoir de citoyen, c’est-à-dire de ne pas accepter l’état de fait comme quelque chose d’immuable, mais bien de garder la tête haute et de dire que s’en est assez, que nous n’acceptons plus d’être privé de notre dignité. J’aimerais rappeler à ceux qui voudraient s’abstenir de leur droit de vote que « qui ne dit mot consent ».
Je ne pensais pas qu’en 2011, la séparation de l’église et de l’État devait être un sujet d’actualité. Je viens de voir un reportage d’Enquête, ayant été présenté le 9 février dernier, qui concerne une certaine Faytene Kryskow (maintenant Gresseschi), leader évangélique ayant des accès privilégiés au Parlement. À voir comment cette dernière tente d’influencer les députés conservateurs, non seulement dans notre politique locale, mais également dans notre politique étrangère, je ne peux que me résigner à écrire ce texte, en espérant remplir mes obligations politiques de citoyen. Il m’est impossible de rester silencieux devant l’ampleur de cette catastrophe pour la démocratie.
D’abord, je tiens à préciser que la liberté de confession est un droit protégé par la Charte des droits et libertés du Canada. Par contre, l’exercice de sa foi ne devrait pas entraver les politiques gouvernementales, qui sont sensées être basées sur un argumentaire établi avec des faits véridiques et vérifiables. Si le gouvernement se doit de protéger le droit de culte, son obligation principale devrait être de garantir un État laïque. Cependant, il est problématique de constater que le préambule de la charte soutient que le Canada « est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit ». Cette définition gagnerait à être mise à jour pour retirer cette idée déiste, désuète et discréditant la suprématie des faits devant « l’Éternel ».
Le reportage nous informe qu’une vingtaine de personnes, des bénévoles, ont des accès privilégiés au Parlement. Est-il du devoir d’un bénévole d’influencer les députés pour qu’ils présentent des projets de loi? Notre politique extérieure devrait-elle être influencée par des groupes religieux ayant des intérêts contraires aux besoins, aux nécessités et aux aspirations du Canada? De quel droit le gouvernement invoque-t-il la primauté d’Israël, même si cela ne sert pas les intérêts du peuple? J’imagine que je ne suis pas la seule personne à ne pas trouver de réponses purement objectives et libres de conflits d’intérêts aux questions mentionnées ci-haut.
Atteintes à la démocratie
Outre la religion, la démocratie se base sur le pouvoir collectif d’un peuple souverain. Lorsque des manifestants, pacifiques, désirent exprimer leurs désaccords avec les décisions d’un gouvernement, la charte canadienne des droits et libertés garantit la liberté d’organisation de réunions pacifiques (article 2c). Dans le cas du sommet du G20, ayant eu lieu à l’été 2010 à Toronto, plusieurs arrestations et emprisonnements arbitraires ont entravé la vie de manifestants pacifiques, ce qui contrevient aux articles 9 et 11 de ladite charte. De plus, l’Habeas Corpus, la liberté de ne pas être emprisonnée sans jugement, a également été entravé (article 10). Des fouilles à nu ont été perpétrées contre des manifestants qui n’avaient pas d’actes répréhensibles à se reprocher, allant à l’encontre de l’article 8 de la charte. Comment peut-on approuver un tel geste de répression allant à l’encontre des libertés fondamentales qui sont garanties à chaque citoyen? La scène n’est pas sans rappeler la manifestation réprimée en Allemagne de l’Est, dans le film « Good Bye, Lenin! ».
Qu'en est-il du droit à l’accès à l’information, lorsque le gouvernement refuse de rendre public ou ne traite pas les demandes dans les délais impartis. Le droit d’être informé, par le truchement de la liberté de presse, est garanti dans la charte (article 2). Non satisfait de s’ingérer dans les affaires de la Presse, le gouvernement au pouvoir n’hésite pas à s’abstenir de répondre aux questions des journalistes. Il semblerait qu’au Canada, il est possible d’être juge et parti.
Atteinte à la dignité
À la lumière des faits évoqués précédemment, je considère ne pas vivre dans une démocratie en règle, mais dans un régime de pseudodémocratie où l’on ne garantit que le mépris le plus complet pour les citoyens divergents d’opinions avec le gouvernement. Je crois qu’il est donc essentiel de s’affranchir de ces exemples de despotisme, de nos conditions de citoyens serviles et de démettre de leurs fonctions les adversaires des principes de libertés d’expression et de droits fondamentaux.
J’exhorte mon lectorat à aller voter, tous et chacun, afin d’accomplir leur devoir de citoyen, c’est-à-dire de ne pas accepter l’état de fait comme quelque chose d’immuable, mais bien de garder la tête haute et de dire que s’en est assez, que nous n’acceptons plus d’être privé de notre dignité. J’aimerais rappeler à ceux qui voudraient s’abstenir de leur droit de vote que « qui ne dit mot consent ».
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